« La greffe n’a pas pris (...) Cette hystérie libérale pourrait provoquer un mouvement social qui ne pourrait pas avoir lieu ailleurs... » (François Cusset, 2007) Ce devait pourtant être la fin. La fin des idéologies. La fin de l’Histoire. La fin des conflits politiques. Et si le volcan qu’on croyait éteint se remettait à gronder ? Nouvelle version d’une émission préparée en avril 2007 par Renaud Lambert.
« Dans les années 1930, même la grande cité de Métropolis ne fut pas épargnée par les ravages de la crise économique mondiale. En ces temps de peur et de confusion, le travail d’information du public était pris en charge par le Daily Planet, un grand journal de Métropolis dont la réputation de clarté et de franc-parler était devenue un symbole d’espoir pour la grande cité de Métropolis. » (Ouverture du film Superman, 1978). La France des années 1980, ressemble de plus en plus à la Métropolis de Superman.
Bien sûr, c’est la crise. Mais grâce au travail des médias - qui savent se faire pédagogues -, l’espoir est possible. Il était grand, habillé en rouge et bleu et le Daily Planet lui consacrait souvent sa « Une ». La France aussi a su se trouver un super-héros « pour nous sortir de la crise ». Il est un peu plus petit et un peu plus hargneux. TF1 l’aime beaucoup. Les autres médias aussi. Nouvelle version d’une émission préparée par Renaud Lambert en avril 2007.
En France, le centre a toujours été à droite" (François Mitterrand... avant). Le marché commun vient au monde. Pourtant, même au pays de la mondialisation bien heureuse et malgré la promesse de la réconciliation « des extrêmes » grâce au « centrisme » politique, la violence ressurgit. Mais qu’on se rassure : le Téléthon français fait mieux que son homologue américain... Nouvelle version d’une émission préparée par Renaud Lambert.
La « nouvelle gauche » devient « moderne ». En clair, elle reprend les idées de « la vieille droite ». Impensable ? Peut-être, mais pas autant que le projet de la « nouvelle droite », inspirée, toujours, par les « pays qui gagnent », les Etats-Unis et le Royaume-Uni : « mettre la barre à droite ». Pour beaucoup, cela tient de la gageure, mais le gouvernement Chirac saurait montrer qu’en termes de « libéralisme », l’impensable est à sa portée.
Reste à rallier « le peuple » aux nouvelles valeurs : après « la morale » et « l’éthique » de SOS Racisme, voici celle de l’argent. L’argent qui libère, l’argent qu’il faut protéger de ses « ennemis », l’argent, comme ultime lien social. Nouvelle version d’une émission préparée par Renaud Lambert, diffusée le 12 avril 2007.
La « rigueur » ? Une phase de transition. L’austérité ? Une parenthèse. La « crise » ? Une aubaine. Car le monde mue. Il délaisse ses vieux repères, usés. « La lutte des classes » n’est plus car les « classes » ont disparu, remplacées par des segments de marché, des consommateurs, des « individus » émancipés des lourdeurs du collectif et de sa tentation totalitaire. La gauche, elle-même, devient « moderne ». Les tabous sont tombés... Une émission préparée par Renaud Lambert.
La mèche au vent, les manches retroussées, le jeune "French Doctor" Kouchner se fait marin pour un nouveau combat : celui du "bien" contre le "mal". Grâce à lui - et à tous ceux qui lui ressemblent -, le monde devient plus simple... "parce que les choses sont plus complexes que ça" nous dit-on. Ceux qui l’acceptent -les "adultes", les "experts", les "gagnants" -, qui forment le camp du "bien".
Les autres ont de la chance : le camp du bien sait se faire pédagogue. Nouvelle version d’une émission préparée en avril 2007 par Renaud Lambert.
Les années 80 nous ont-elles quittés ? Pas si sûr ... Chez les « humbles militants pénétrés d’idéal » qu’évoque François Mitterrand le jour de son élection - et dont le 10 mai 1981 est aussi la victoire -, certains y croient, à la « rupture avec le capitalisme ». Mais, déjà, Outre-Atlantique - mais aussi, tout près, de l’autre côté de la Manche -, un vent nouveau souffle. Un vent porteur de mots « modernes » : « innovation », « créativité », « entreprise », « diversité », « jeunesse », « droits de l’homme ». En quelques années, au son des synthétiseurs et à la lumière des boules à facettes, ces nouveaux mots s’imposent dans les discours politiques en France.
Alors qu’en vingt ans, le lexique de la « réforme nécessaire » a changé, les maux des années 80, eux, sont toujours avec nous. Nouvelle version d’une émission préparée par Renaud Lambert.
Retrouvez la vidéo des Mutins de Pangée pour avoir un résumé en images de La Nuit des Rapaces, organisée par le journal Fakir et Là-bas si j’y suis, le 9 novembre dernier. Un meeting en fanfare avec Gérard Mordillat, Xavier Mathieu, les ex-Moulinex, Patrick Le Hayric (PCF), Leïla Chaibi (PG), Gérard Filoche (PS), Jean-Pierre Garnier, la Cie Jolie Môme, ATTAC, le NPA, Acrimed, la Cie Jolie Môme... Lire l’article ici.
Le 17 novembre 1973, à Athènes, les colonels au pouvoir massacraient les étudiants qui contestaient leur dictature et s’étaient retranchés dans l’École Polytechnique. L’année suivante, le régime s’effondrait. Depuis, chaque 17 novembre, les Grecs commémorent ce jour de liberté. Aujourd’hui, Daniel Mermet et Antoine Chao sont à Athènes avec les manifestants qui protestent, cette fois-ci, contre la dictature des marchés. 38 ans et un même slogan : "Pain, Éducation, Liberté !". Un reportage de Daniel Mermet et Antoine Chao à Athènes.
Le 17 novembre 1973, à Athènes, les colonels au pouvoir massacraient les étudiants qui contestaient leur dictature et s’étaient retranchés dans l’École Polytechnique.
L’année suivante, le régime s’effondrait. Depuis, chaque 17 novembre, les Grecs commémorent ce jour de liberté. Aujourd’hui, Daniel Mermet et Antoine Chao sont à Athènes avec les manifestants qui protestent, cette fois-ci, contre la dictature des marchés. L’occasion de revenir sur ces journées de décembre 2008 qui avaient suivi le meurtre d’Alexis, 15 ans, par un policier. La jeunesse grecque confiait déjà à Daniel Mermet et Giv Anquetil son désarroi. Nouvelle versions des reportages de Daniel Mermet et Giv Anquetil diffusés en décembre 2008.
Le Hamas se dit prêt à accepter de négocier, le Jihad islamique accepte d’être qualifié de terroriste modéré, le Comité de Résistance Populaire ne veut rien accepter. Dans leur manifeste, les jeunes rappeurs du collectif "Gaza Youth Breaks Out" disent merde au Hamas, merde à Israël, merde au Fatah, merde à l’ONU, merde à l’Amérique. Les Gazaouis ne sont pas sortis de leur cage !
Aujourd’hui, à Rafah, au sud de la bande de Gaza, à la frontière avec l’Égypte. Par 1000 ( !) tunnels clandestins, oui 1000 !, toutes sortes de produits entrent à Gaza (sous blocus israélien). Carburant, matériaux, nourriture, armes, voiture, et même... les animaux du petit zoo de Rafah. Reportages de Daniel Mermet et Giv Anquetil en Palestine.
Le 11 novembre c’est la Chanson de Craonne. Une des fiertés de Là-bas c’est d’avoir contribuer à faire connaitre cette chanson et son histoire, celle de la boucherie de 14, celle des mutins de 1917. Mais on continue aussi le voyage en "Palestine quel État ?" avec des colons et des rabbins plutot extremistes. Et puis, s’il reste du temps, la poésie de Mahmoud Darwish.
La Chanson de Craonne était entonnée par les soldats français entre 1915 et 1917, et notamment par les mutins de l’armée française, après l’offensive du Chemin des Dames, commandée par le général Nivelle. La diffusion de cette chanson a été interdite en France jusqu’en 1974.
Ni la lutte armée. Ni le "processus de paix". N’ont abouti à l’autodétermination du peuple palestinien. Ultime tentative, l’Autorité palestinienne demande la reconnaissance de l’État palestinien auprès des Nations Unies. Ramallah devient une vitrine clinquante avec sa bourse et ses bars branchés. Mais derrière le décor, à Naplouse, dans les camps de réfugiés de 1948, à Gaza, à Rafah, sur la frontière égyptienne : dans quel état, la Palestine ? Une série de reportages de Daniel Mermet et Giv Anquetil.
Ni la lutte armée. Ni le "processus de paix". N’ont abouti à l’autodétermination du peuple palestinien. Ultime tentative, l’Autorité palestinienne demande la reconnaissance de l’État palestinien auprès des Nations Unies. Ramallah devient une vitrine clinquante avec sa bourse et ses bars branchés. Mais derrière le décor, à Naplouse, dans les camps de réfugiés de 1948, à Gaza, à Rafah, sur la frontière égyptienne : dans quel état, la Palestine ? Une série de reportages de Daniel Mermet et Giv Anquetil.
Ramallah, une cage dorée (la suite). La cause palestinienne est-elle soluble dans les milliards de l’aide internationale ? Salon de coiffure branché, Health Club, fitness et aérobic mais derrière la vitrine une Palestine en lambeaux. Une série de reportages de Daniel Mermet et Giv Anquetil.
Ni la lutte armée. Ni le "processus de paix". N’ont abouti à l’autodétermination du peuple palestinien. Ultime tentative, l’Autorité palestinienne demande la reconnaissance de l’État palestinien auprès des Nations Unies. Ramallah devient une vitrine clinquante avec sa bourse et ses bars branchés. Mais derrière le décor, à Naplouse, dans les camps de réfugiés de 1948, à Gaza, à Rafah, sur la frontière égyptienne : dans quel état, la Palestine ? Une série de reportages de Daniel Mermet et Giv Anquetil.
Le mercredi 9 novembre aura lieu la nuit des rapaces. Organisée par le journal Fakir et Là-bas si j’y suis. A 19 h à la salle Olympe de Gouges, Paris 11ème. Plus d’infos ici.
Entretien avec François Ruffin à l’occasion de la sortie de son ouvrage : "Leur grande trouille - journal intime de mes pulsions protectionnistes" aux éditions Les Liens qui Libèrent.
Pour Naomi Klein, tous ces moments de notre histoire récente sont liés à l’avènement d’un « capitalisme du désastre » qui met sciemment à contribution crises et désastres pour substituer la loi du marché et la barbarie de la spéculation aux valeurs démocratiques auxquelles les sociétés aspirent...