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Mayotte : Sur les hauteurs de Kaweni (1)
Le lundi 9 janvier 2006


En 1975, trois des quatre entités de l’archipel des Comores (Grande Comore, Mohéli, Anjouan) ont opté pour l’indépendance. Les Mahorais ont choisi par référendum de rester français.
A 10 000 kilomètres de Paris, Mayotte est devenue une porte, dérobée, de l’Europe. Selon l’Insee, sur une population de 160 000 habitants, l’île compterait 55 000 clandestins, venus essentiellement des Comores mais également de Madagascar et d’Afrique continentale.
Ils forment l’essentiel de la main-d’œuvre dans l’agriculture, la pêche, le bâtiment, la restauration. Les immigrés sont également domestiques chez les "m’zoungous", les Blancs métropolitains, ou les riches Mahorais.
Les salaires varient entre 100 et 500 euros par mois pour des horaires évidemment illimités.
Giv Anquetil et Daniel Mermet sont allés à leur rencontre sur les hauteurs de Kaweni, aux portes de Mamoudzou, le plus grand bidonville français où les clandestins louent aux Mahorais des baraques en bois et en tôle, sans eau courante.
Traduction : Nassuf Djailani


Livres :
-  Pierre Caminade : Comores-Mayotte, une histoire néo-coloniale (Agone)
-  Guide : Comores-Mayotte 2006 (Petit Futé)




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le 11 avril 2008 - 09h56, par Coco Citon

J’y ai passé quatre ans ; les mahorais sont un peuple de cueilleurs et de pêcheurs ; la France leur apprend à vivre ... comme elle ;
Est-ce bien ? mal ? je me suis beaucoup posé la question ; il reste une île de soleil, un lagon de rêve, des tortues sédentaires et des plages de sable orange ; le problème d’Anjouan fait mal ; ce sont leurs parents, leurs cousins, et ils viennent à Mayotte avec leurs kwassa-kwassa tenter l’aventure de la survie ... au prix de leur vie bien souvent !
Je m’appelle Colette Citon et j’ai écrit un poème sur cette île plus proche de l’Afrique que de la Réunion par bien des aspects. Ce poème figure dans mon livre : "Les mystères du Yellowstone" (curieusement !) et contient tout ce que j’ai pu y voir.
BONNE CHANCE Mayotte, confetti Afrique "séparé de sa mère" ...


le 10 février 2008 - 00h27

Bonsoir Mayotte et mes amis maorais ou comoriens.
Que se passe-t-il réellement chez vous ? RFO mayotte ne diffuse que peu de nouvelles.
Mes amis se taisent.
Je serais navrée de retourner dans le lagon en m’y sentant honnie. Je ne suis partie que parce que je ne supportais pas le climat, soyez courageux et restez fiers. Que j’ai aimé votre humour !!!
Jacqueline


le 8 décembre 2007 - 05h31, par Mahorais

Les mahorais ont le droit de choisir de leur sort. Ils ont voulu rester français et ce n’est pas aux îles ni aux autorités internationales de décider.
Il exagère le journaliste dans ses propos les anjouanais y participent mais ils ne font pas tout le boulot.
A noter qu’il y aussi des entrepreneurs blancs qui emploient des sans papiers et qui refusent de les payer à la fin des travaux. Il y a plusieurs cas en métropole.
Un bon et vrai mahorais ne fera pas cela car sa religion ne l’aadmet pas. Le mahorais n’est pas xénophobe, il est plutôt hospitalier car aucun sans papier ne dort dans la rue contrairement en métropole.
Si Mayotte rejoint l’union des comores la situation va être pire, cette union n’arrive pas à gérer financièrement et politiquement les 3 îles et en récupérant Mayotte elle aura encore plus de difficulté.
Actuellement vous savez que l’île d’Anjouan est dirigée par un dictateur cela explique à quel point ces îles sont incapables de vivre en harmonie.
Ce n’est pas le mahorais qui chassent les sans papiers c’est la PAF.
Il faut noter aussi qu’avant les mahorais et ceux qui viennent îles voisines s’entendaient plutôt bien. Mais la France quel est son rôle dans tout ça ? Et l-union des comores que fait-elle pour limiter la perte de ses ressortissants dans le lagon de Mayotte ?


le 30 août 2007 - 20h57, par Jacqueline Kahane

Jéjé labassijissui !

Je viens de prendre connaissance sur le net de votre émission de janvier 2006 sur Mayotte. Marahaba.

Jai vécu(pédiatre "expatriée")dans l’île au lagon de juillet 2003 à septembre 2005. Ensuite je suis allée à La Réunion, mais c’était trop banal ! Vous avez bien saisi les problèmes de l’île, mieux que beaucoup de fonctionnaires en poste durant 4 ans. Je ne sais pas si vous êtes allés voir ce qui se passe à Ngazidja, mais moi j’y gardé de solides amitiés et plus, car affinités ! Les Anjounais ne sont pas les seuls exploités de Mayotte, il y a aussi les Grands-Comoriens, plus difficiles à manier ! (rapport avec Bob Dénard ?) ; c’est d’eux que pourrait venir l’explosion, surtout si la Chine et les USA y reviennent.

Il existe un gros problème supplémentaire depuis quelques mois : l’intolérance des maorais envers les wazoungous... qu’en savez-vous ? là, c’est un défi de choisir de bons interlocuteurs ; je vous le lance.

Amicalement, Docteur Jacqueline Kahane.

NB : ajoutez à vos ref biblio les bouquins de Régis Airault, chef de service du centre de santé mentale de Mamoudzou, qui a démissionné en 2006. J’ai un souvenir hilarant d’une réunion de CME avec lui.

Quant à moi, ne me parlez pas de Ma Yotte si vous ne la connaissez pas : elle me fait pleurer, hurler de rage,de rire, de tendresse, et m’a tant apporté que...que faire ?


le 20 avril 2007 - 15h44, par la maoraise

cé bien de venir dans notre pays pour foutre la merde comme dans les votres. cedux qui ne sont pas content n’ont qu’a reprendre leur chemin nous les maorais on ne demande que ça .


le 25 janvier 2007 - 15h05, par salim

bonjour mayotte je m’apelle salim avans j’habite a cavanie stade je passe vous dir bonjour

archives "non-officielles" de l' émission de Daniel Mermet "Là-bas si j'y suis" diffusée sur France Inter

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