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Christophe IMBERT (ancien "chef du répondeur" à là-bas-si-j’y-suis) 2001-2007

10 juillet 2013

En tant qu’ancien assistant chargé du répondeur (de septembre 2001 à juin 2007) et face à cette curée étonnement lancée au début de l’été, ne permettant pas à l’intéressé Daniel Mermet de se défendre dans les meilleures conditions, je me dois de vous raconter l’émission « là-bas-si-j’y suis » telle que je l’ai vécue contrairement à tous ces web accusateurs qui commentent ou rapportent avec violence une situation sans aucune connaissance de cause, n’ayant jamais mis les pieds dans le bureau.

En tant que « chef du répondeur », j’ai passé des années essentielles à la-bas, je ne connaissais pas Daniel Mermet plus que ça, ne militais pas, je ne l’encensais pas, ne le craignais pas ; des réal et autres assistants de France-Inter me disait qu’il était plutôt bon de passer par l’émission de Daniel Mermet pour voir ce qu’était de la bonne radio, apprendre à bien monter, que c’était dur mais qu’il était toujours possible d’en sortir de toute façon, on n’y était pas enfermé.

En 6 ans de boulot à là-bas, jamais je n’ai ressenti personnellement ne serait-ce que le début d’un sentiment de harcèlement, ni d’humiliation. J’y ai même connu des grands moments de fou-rires. Au début Daniel s’est rapidement penché sur mon très bas salaire (d’assistant payé à mi-temps à radio France) pour décider de le rallonger en prenant dans le budget de son émission, je n’ai plus les sommes en tête mais il me serait facile de les ressortir, seulement si j’ai une véritable preuve du montant de tous les salaires effectivement versés à ceux qui se plaignent (avec complément chômage que le statut d’intermittent permet) sachant que « là bas si j’y suis » est l’émission de reportage qui paye le plus à France Inter. la plupart des piges (ce peut être pour un papier comme un reportage) qui sont autour de 100 euros dans les autres émissions, à part quelques exceptions, j’ai vu des chroniqueurs payés dans les 280 euros par pige (une pige par mois). Tout dépend du budget alloué à une émission. je rappelle que le statut d’intermittents à Radio-France est en voie de disparition, voulu par la direction et par les syndicats, trop précaires ? Une autre discussion serait nécessaire quant à la précarité actuelles de dizaines de chargés de production et de réalisateurs à France-Inter du fait qu’ils sont désormais en CDD, statut choisi (par défaut) par les syndicats et la direction en lieu et place de l’intermittence qui, malgré son caractère précaire, m’avait permis de travailler pendant 17 ans sans risque de rupture de contrat pour cause de cumul comme cela se fait pour les CDD après 3 années de bons et loyaux services.

Pour ce qui est des conditions du travail des reporters et des moments difficiles qu’ils vivent à la préparation ou à l’écoute des reportages, ils son réels évidemment, ne serait-ce que déjà en raison du caractère direct et bien trempé de Daniel qui ne pratique pas l’hypocrisie contrairement à l’usage général et en raison aussi de la rigueur demandée qui ont fait la réputation de cette émission.

Daniel Mermet ne fait pas partie de ceux qui embauche des « amies » ou des « militants » pour bien les servir, il propose à ceux qui le désirent de venir travailler pour lui mais ne garanti pas d’accepter un reportage s’il n’est pas bon c’est un fait, c’est parfois difficile, est-ce condamnable ? j’aimerais bien connaître les conditions de salaire et de travail des autres médias.

Daniel Mermet se trouve dans le même bureau que l’équipe où parfois une douzaine de personnes travaillent en même temps et cela ne permet pas, contrairement à ce que font certains « patrons », d’engueuler ou de faire des critiques en catimini dans un bureau confiné. Cela peut donner hélas du grain à moudre effectivement à ceux qui ne s’entendent définitivement pas avec Daniel ou qui ne supportent plus la critique répétée et leur permettre de pouvoir rapporter, auprès d’amis journalistes, d’avoir été humilié devant une équipe de « lâches » impassibles.

En tout cas de mon côté, toutes ces années passées à Là-bas si j’y suis m’ont permis, en observant, écoutant, d’apprendre beaucoup grâce au sens que Daniel Mermet a de la mise en onde d’un reportage. Cette expérience m’a permis de devenir le réal (imparfait) que je suis à France-Inter.
Je rappelle pour finir qu’une enquête internet menée par SUD Radio-France à eu lieue, avec les témoignages d’ex et d’actuels de l’émission, je n’y ai même pas été convié, curieux. Aucune suite n’a pu être donnée pour faute de preuve suffisante.

Je me demande si cette attaque savamment étudiée (juste à l’orée de l’été) ne relèverait pas plus de l’envie d’une vengeance personnelle et politique avec le souhait final de débarquer et prendre la place de Daniel Mermet que d’une réelle défense de deux ex-futurs grands reporters ?

A qui peut profiter ce « crime » ? posez-vous la question.

En CDI depuis 2007 à Radio-France (j’étais intermittent assistant, puis réal depuis 1991), je réalise les émissions « Sur les épaules de Darwin », « Co2 mon Amour », « l’as-tu-lu mon p’tit loup » et « Tous Politiques » sur France Inter

Christophe IMBERT


archives "non-officielles" de l' émission de Daniel Mermet "Là-bas si j'y suis" diffusée sur France Inter

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