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Le meilleur système de santé du monde (2)
Le vendredi 7 décembre 2012



Une santé égalitaire et solidaire. C’était le but de la Sécurité Sociale et des pionniers du système de santé français.

Mais, libéralisme oblige, la santé est devenue un marché comme un autre. De plus en plus inégalitaire, de plus en plus dominée par les lobbies pharmaceutiques, les assurances privées et le corporatisme.

Suite du reportage d’Antoine Chao.




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le 16 décembre 2012 - 22h59, par Tosquelles

Les médecins sont le plus souvent fils de médecins ou enfants des classes très aisés. La plus grande difficulté avec cette "reproduction", c’est qu’elle s’ignore comme telle : le sujet qui en est issu, croyant que ce qu’il a il le mérite, préfère rester dans l’ignorance crasse qui renforce son moi et le protège. L’hôpital est exemplaire de ces rapports de pouvoir où sans cesse le non-médecin subit le joug et l’humiliation du médecin dans un rapport qu’il a le plus souvent intériorisé et qui renforce son pouvoir.


le 15 décembre 2012 - 15h07, par Sophie

Plutôt que de concevoir ces années de travail très difficiles et mal payées pendant l’internat, comme une sorte de sacrifice dont il faut ensuite rentabiliser la mise avec dépassements etc... Pourquoi ne pas se battre dès le début pour de meilleures conditions de travail, un meilleur service de santé et même un meilleur enseignement de la médecine. Pour un meilleur système pour le patient ET le soignant. Pourquoi accepter ces concours qui ne reposent finalement que sur la capacité à ingurgiter des sommes colossales de savoirs et non pas sur les qualités humaines, de réflexion et d’ouverture ? Pour être très très proche du milieu médical, je suis atterrée du peu de culture politique et sociale des internes qui comme on peut le voir dans ces reportages (évidemment pas tous heureusement mais qu’ils se fassent plus entendre aussi ceux-là !)se font manipuler, instrumentaliser par les anciens. Quand est-ce que vous allez avoir une réflexion critique du système médicale et des soins et de vos pratiques ? Un grand merci au Pr Grimaldi, au syndicat indépendant des généralistes qui font leur formation continue sans financement des labos. Heureusement qu’il y a des médecins engagés et impliqués et qui ne pensent pas qu’à se financer un 4x4 ou une belle maison au seul motif qu’ils en ont bavé. L’argent ne remplacera jamais la richesse des relations humaines.


le 13 décembre 2012 - 23h57, par toto2013

Cela me désolera toujours d’observer le succès du fast thinking et la facilité avec laquelle nous nous toisons tous, de nos corporations respectives, avec méfiance et suspicion ..et surtout, souvent, une grande ignorance. Nous oublions que nous devrions être avant tout des alliés pour s’indigner et lutter en priorité contre des affaires infiniment plus graves, au bras de levier plus long et qui ont bien plus d’effets sur la structure de notre société. Pour faire médecin généraliste, on m’a demandé 9 années, il m’en a couté 11 avec une charge de travail que peu imagine. Venez faire un tour dans nos bibliothèques ouvertes jusqu’à 22heures, voyez nos têtes déconfites, examinez nos emplois du temps, nos astreintes et nos gardes d’externe puis d’interne, les nuits, et les week-end aussi, le stress des examens, des concours, de la confrontation avec les malades et avec nos chefs aussi.. J’ai fait des semaines de 120heures.. Jusqu’en 6e année, je n’ai rien gagné (ou des clopinettes, je n’ai donc pas cotisé pour ma retraite non plus.. J’ai torché des culs la nuit en maison de retraite, puis j’ai fait des nuits en qualité d’infirmier pendant mes études, en plus du travail important qu’il fallait fournir à la fac. Dans une carrière de médecin, il est aujourd’hui classique d’avoir à faire avec la justice, car c’est un métier qui engage notre responsabilité et où l’erreur est souvent plus chère qu’ailleurs. Le colloque singulier avec le patient a perdu de sa superbe, beaucoup de paperasse, bcp de désarroi, et aussi de l’agressivité.. et les labos ne sont même plus là pour nous graisser la patte. Et maintenant, la profession est soumise à la vindicte populaire.. Bien sûr je vois que nous ne sommes pas en bas de l’échelle, j’observe aussi que nous sommes loin du haut malgré notre investissement temps et notre engagement. Je propose que vous ne vous précipitiez pas à pendre ceux qu’on vous expose en place publique car un jour ce pourrait être votre tour.. Je le redis, il y a, à mon sens, une hiérarchie de l’indignation qui vous échappe souvent..


le 12 décembre 2012 - 19h02, par fmt

@ bidochon : ne vous méprenez pas : je ne me considère pas comme "en galère", et je pense que peu de mes confrères le sont réellement, et je comprends que vous puissiez trouver indécentes les revendications d’une corporation qui n’est peut être pas la plus à plaindre. Ceci dit, vous vous basez sur une contre vérité qui fausse, je pense , votre jugement. Le tarif conventionnel de la consultation n’est pas une protection pour nous, médecins, mais pour vous, patients. cette convention a pour but de garantir un tarif contenu des consultation médicale, afin de pouvoir garantir leur remboursement : en échange de quoi les médecins qui acceptent ce conventionnement avec honoraires contrôlés, se voient soulagés d’une partie de leur cotisations sociales par la CPAM : la preuve ? dans tous les pays occidentaux industrialisés, et en général dans les pays qui disposent d’un système de santé moderne, avec ou sans système de protection sociale, les consultations médicale sont chères, voire très chères, et en tout cas beaucoup plus qu’en France. La grande majorité de mes confrères acceptent et soutiennent le principe d’une médecine solidaire, qui ne laisse personne le le bord de la route, quitte à gagner moins que le voisin espagnol ou allemand, ou suisse, mais il y a vraiment des limites qui sont en train d’être franchies. et d’ailleurs, les médecins qui travaillent hors convention, en France, ont des honoraires bien plus élevées que le tarif sécu. Croyez vous que, sans cette convention, vous pourriez faire intervenir un médecin, en pleine nuit, pour un nourrisson qui a du mal à respirer, et ce pour 87.50€ ? proposez à un serrurier de venir dépanner votre serrure à 1h00 pour ce tarif, et il vous riras au nez... et ne se déplacera pas. Voilà en quoi la convention vous protège, et voilà pourquoi il faut donner plus de moyen à la sécu et pas aux mutuelles, afin d’éviter que de plus en plus de médecin ne soient forcés de pratiquer des complément d’honoraires, ou même de se déconventionner totalement


le 10 décembre 2012 - 20h12, par Bidochon

@ fmt : Aucun "travailleur indépendant" quel qu’il soit ne dispose de congés payés (artisan, commerçant,agriculteur, etc) à part s’il se les finances par lui-même, et c’est le cas quand il gagne bien sa vie. il ne dispose pas non plus d’assurance chômage, mais de la sécu par le RSI qui couvre moins bien que le régime général. Je le sais pour la bonne raison que j’ai été moi même travailleur indépendant, pas longtemps, seulement deux ans. Deux ans ou je n’ai pas pu me verser de salaire. ah oui, la première année j’ai bénéficier de l’ACCRE grâce à mes droits au chômage de mes précédentes activités salariés. la deuxième année j’ai du cumulé une activité salarié de nuit sur une base de 35H par semaine, en ne dormant que 4H par nuit pendant un ans, et en ne faisant mon "activité indépendante" que l’après midi de 15H à 20H en "heures d’ouvertures". j’ai finis par déposer le bilan et il s’en est suivis 3 ans de petits boulots en CDD et intérim avant de décrocher un CDI. Au total j’ai passé 5 ans sans prendre une journée de congés, sans partir en vacances. A bientôt 50 ans, c’est dure de retrouver du travail et il ne faut pas faire le difficile sur le "travail" en lui-même et le salaire. alors oui, je veux bien croire que 15 ans d’étude c’est un sacrée investissement, un sacré chalenge ! Mais je ne connais pas beaucoup de médecin qui sont obligé de cumulé un emploi de nuit pour commencer, ou de distribuer des pub dans les boites aux lettres pour "finir" les fins de mois. Oui, je persiste et je signe, les médecins ont des "facilitées" du simple fait qu’ils ont un tarif de consultation garantie par la sécu, et je trouve cela normal. ce que je trouve anormale c’est qu’une corporation bénéficie de ce "tarif de convention" alors que tous les autres corps de métiers en sont esclus : il s’agit bien d’une "protection", qui protège également votre "libre arbitre" dans l’exercice de votre profession (diagnostiques et choix du traitement). Imaginer un seul instant qu’une "instance supérieur" décide de la fermeture de votre cabinet de médecin sous prétexte qu’il n’est pas "économiquement rentable" : c’est le cas de beaucoup de salariés dont les usines ferment ! Mr ou mme "fmt", vous êtes un jeune médecin qui s’installe, vous allez en chier encore quelques années, mais on en reparlera qu’en vous aurez 50 ans...


le 10 décembre 2012 - 18h16, par fmt

@sylvie : pensez vous qu’un médecin qui vous donne un rendez vous dans 3 mois le fait délibérément ? pensez vous que vous boutons sont plus urgents que ceux des autres patients ? pensez vous que les médecins ont des journées de plus de 24h ? et qu’ils n’aspirent pas à rentrer chez eux le soir afin d’embrasser leurs enfants, les voir grandir ? la désertification médicale est organisée depuis 40 ans : moins de médecins = moins de consultations, pensaient nos chers dirigeants. En fait moins de médecin = plus de consultation par médecin et moins de temps disponible pour chaque patient. Savez vous que le surmenage cause le suicide de nombreux médecins généralistes (trois fois plus que dans la population générale ou que chez Renault) : pensez vous que c’est parce qu’ils ont un position si privilégiée qu’il se suicident, et que les jeunes médecins ne veulent plus s’installer, dans les campagnes, certes , mais également en ville ? posez vous la question de savoir d’ou viens le problème avant de vouloir mettre la tête de l’un d’entre nous "au bout d’une pique" !


le 10 décembre 2012 - 17h59, par fmt

@bidochon : je constate que malgré votre hargne contre le corps médical, vous avez quand même mis le doigt sur le vrai problème : les assurances privés/mutuelles, dont le but est bien évidement lucratif (ne nous leurrons pas) et qui, dans le cadre des réseaux de soins mutualistes autorisés depuis la dernière convention, vont pouvoir faire pression sur les médecins des-dits réseaux, et surement pas dans un objectif de santé publique. savez vous, par exemple, que le budget de fonctionnement et de publicité des mutuelles et assurances (cerise, amaguiz, matmut, etc...) bien que non publié est estimé à près de 8 milliards annuels !!! vous avez bien lu : 8 milliards !!! par comparaison, le trou de la secu 11 milliards annuels, les compléments d’honoraires : 2.5 milliards annuels. Ne vous trompez pas d’ennemis : les assurances privés veulent un système à l’américaine, générateur de forte inflation des prix (voir en France l’optique, le dentaire, les audio prothèses...) : c’est exactement là que nous même la convention actuelle, et le comble, c’est qu’elle est portée par la gauche ! les médecins soignent, et en dehors de certaines brebis galeuses, ils soignent tout le monde, sans distinction de classe sociale, de religion, de couleur de peau, de convictions politiques ou d’orientations sexuelles. Personne en France n’est obligé de renoncer à soigner son cancer ou son infarctus pour cause financière. Mais les médecins, comme tout le monde, ne travaillent pas gratuitement, ni au rabais, et convenez qu’il est difficile de motiver quelqu’un pour faire de longues et difficiles études si la profession n’est pas "honorée" dignement. c’est tout ce que nous demandons.


le 10 décembre 2012 - 17h10, par fmt

@Bidochon c’est incroyable d’entendre de telle inepties : comment pouvez vous prétendre que les médecins sont suprotégés... avez vous la moindre idée de ce qu’est un travailleur indépendant ? sachez, par exemple, qu’un médecin généraliste libéral ne dispose pas congés payés : pour partir en vacances, avec sa femme et ses enfants, il faut trouver un remplaçant. Pas non plus de possibilité de s’arrêter de travailler s’il est malade, et ce même si sa maladie est le fait du travail : la CPAM qui nous couvre (il est vrai, à prix réduit en échange de notre conventionnement) nous accorde des indemnités journalière après seulement 3 mois d’arrêt : en attendant... rien. et pourtant les dépenses du cabinet doivent être réglées : secrétariat, URSSAF, retraite, etc... pour exemple, pour moi qui suis tout jeune installé, ces dépenses s’élèvent à 6000€ chaque mois... incompressibles. je vous laisse conter combien cela représente de consultation à 23€. parlons en : trouvez vous normal, et avec tout le respect dû à cette profession, que le prix d’une consultation médicale soit équivalent au prix d’un coupe chez un coiffeur ? trouvez vous que votre coiffeur est un escroc qui vous vole ? votre coiffeur a t il fait 10 à 15 ans d’études difficiles ? travaille t il la nuit et le WE ? lui faites vous un procès si vous rate ? et risque t il de perdre le droit d’exercer dans ce cas ? votre coiffeur paie t il 10, 20 , 30.000€ d’assurance annuelle ? posez vous ces questions avant de prétendre que 23€ c’est bien assez payé pour se faire soigner. Alors certes, il est certain qu’il peut exister certains médecins qui abusent, mais cela se produit surtout dans les zones ou la population a les moyens (Paris, cote d’azur) et il existe toujours des médecins a tarif sécu accessible. vous prétendez que les médecins veulent un système à l’américaine, mais ce sont les gouvernements qui se sont succédés depuis 30 ans qui nous mènent dans cette direction, et bien contre notre gré...


le 10 décembre 2012 - 13h44, par Bidochon

En réponse au pseudo "un médecin" pour une t^te sur une pique : Mon "témoignage" était uniquement à charge contre le corps médical, mais nous sommes également tous responsable de la situation. Les salariés qui confondent "arrêts maladies" avec "congés payés" contribuent largement à la destruction de notre système de santé publique, sans parler de ceux qui escroquent la sécu parmi les assurés sociaux. Ce que je redoute le plus, c’est que "l’assurance maladie" deviennent uniquement privé, privatisé et ouvert à la concurrence, ce qui permettrai aux assurances, mutuelles, de faire pression sur les médecins pour ne plus reconnaitre les maladies des patients, comme cela à été mon cas avec les "médecins experts" nommés par l’assurance par complaisance ou non. Un médecin qui ne marcherai pas dans la combine connaitrai très vite l’ANPE et les joies de l’exclusion. exemple : un patient va voir son médecin pour des douleurs, le médecin devine un cancer, et laisse partir le patient avec une ordonnance d’aspirine...6 mois après il décède, il n’a presque rien couté à l’assurance privé qui elle n’a pas oublié d’empocher les cotisations...Et le médecin garde son boulot ! cela se rencontre en parti dans la médecine du travail.. Je ne penses pas qu’Ambroise Croisa et le CNR aient mis sur pied la sécu uniquement pour que des salariés en crise de "flemmingite aigue" prolongent leurs vacances, mais pour des gens qui ont vraiment besoin de soins et de protection social.


le 10 décembre 2012 - 11h56, par Julio.

video pour la prohibicion des flash-ball....

http://desinformemonos.org/2012/12 :ojo-con-tu-ojo-por-la-prohibicion-de-las-balas-de-goma/

pourriez vous la mettre sur la page de la-bas.org ?

merci.


le 10 décembre 2012 - 11h11, par rozalia

mais regarder là, ce qui vit le peuple et personne ici ne parle de ces femmes et hommes si courageux....ici on entend parler que de Florence Cassey ...

http ;//desinformemonos.org/2012/12/nuevos-guardianes-de-la-montana-alta-de-guerrero/


le 10 décembre 2012 - 10h57, par rozalia

Le nouvel desinformemonos del lunes 10 de deciembre est arrivé du Mexico avec ses nouvelles tres intéressantes du pays, de l’amérique latine et d’ailleurs ;

merci de faire circuler l’nfos.

http://desinformemonos.org *


le 9 décembre 2012 - 18h06, par un médecin

une tête sur une pique pour des boutons sur la gueule c’est cher ,


le 9 décembre 2012 - 15h44, par bidochon

J’en rajoute une couche, je sais je suis un peu lourd, mais le système santé français me tiens particulièrement à cœur.

Déjà beaucoup de gens, dont je fait partis, fond de « l’automédication », car prendre une demis journée de boulot pour attendre 1h30 en moyenne en salle d’attente (les médecins n’y sont pour rien) pour une simple « crève » ou une « chiasse » et pour au bout du compte avoir moins de trois jours d’arrêt maladie non pris en compte par la sécu (jours de carences) fait que depuis 10 ans je ne vais pratiquement jamais voir le médecin, et je vais au boulot même malade. Il me suffis d’acheter les bon médicaments en pharmacie, beaucoup se délivrent sans ordonnance. Il n’y a que pour des otites que je me déplace chez le médecin car là il faut un traitement de choc (cortisone délivré que sur ordonnance). Mis à part cela, les rares fois ou je vais voir le médecin, c’est que je suis vraiment malade et cela s’est souvent terminé par une hospitalisation : il y a plus de 20 ans j’ai attrapé une infection au « Staphylococcus aureus », germe dit « nosocomiale » résistant à presque tous les antibiotiques suite à un fracture ouverte. J’ai attrapé ce germe à l’hôpital, je n’ai jamais attaqué l’hôpital car il est vrai qu’ils auraient pu me laisser crever avec ma fracture ouverte, ils ont fait ce qu’ils ont pu et ne sont pas responsable de mon accident de la route. Ce genre de germe au niveau osseux peut « dormir » des années et se réveiller, ce qui m’arrive régulièrement. J’ai appris malgré moi à bien connaître ce milieu médical, à côtoyer de très bon médecins, chirurgiens : je suis toujours en vie et ai toujours ma jambe, mais j’ai rencontré également de véritables ordures et escorcs. A la suite de l’accident j’ai rencontré 3 « médecins experts » pour l’assurance : aucun des trois n’a mentionné nul part mon infection aux staphylocoques en tant que séquelle de mon accident. Ces trois médecins experts n’ont que constaté la fracture sur la radio, les « mensurations » de mes cicatrices, la flexion maximum du genou. Mais le pire est que le premier « médecin expert » m’a demandé avant même de commencer la consultation 1500 francs d’honoraires (en me disant qu’il ne vivait pas d’amour et d’eau fraiche) bien que j’étais dans une merde pas possible avec mes 2600 frs indemnités journalières mensuels. Vu que j’attendais depuis des mois cette « expertise » qui conditionnait le remboursement de l’assurance, j’ai fait ce chèque, chèque qui à été rejeté par la banque la semaine suivante. Appel en furie de ce médecin, je me retourne vers ma famille, j’obtiens 1500 frs en liquide que je reverse à ce médecin. Un mois plus tard je reçois un courrier de ma banque comme quoi j’étais interdit bancaire, que je devais remettre chéquier et carte bleu à ma banque. Pourquoi ? parce que pour la banque le chèque était toujours rejeté et que m’a banque n’a eu aucune preuve que j’avais payer ce médecin : quand je suis retourner le voir celui-ci à refuser de me remettre ce chèque marqué « rejeté par la banque » sous prétexte qu’il était rentré dans sa comptabilité chez son comptable, ni me remettre un simple mot signé de sa main comme quoi il avait été payé ! bilan pour moi, un ans d’interdit bancaire avec 3 ans d’interdit de crédits inscrit à la banque de France. Je peux vous dire qu’il y a un paquets d’ordures qui vivent sur la misère et l’incrédulité des gens ! Bon je raconte ma vie, ce n’est pas le sujet. Si le corps des médecin continu à « jouer aux cons », voici ce que risque de devenir notre système de santé : Des consultations à 200 euros comme apparemment cela se pratique aux USA, avec des gens qui ne pourront plus se soigner. Des médecins qui trouveront plus rentable de créer une entreprise au Maroc avec un plateau téléphonique d’une centaine de jobs étudiants qui feront des « consultations téléphoniques » en suivant un logiciel « symptomes= telle ordonnance », ordonnance pré-signé en papier à entête du médecin diplômé et patron. Des spots publicitaires avec une voix de pétasse en chaleur du genre : « Tu es malades ? tappes le 888 12 12 sur le clavier de ton téléphone et dit « médecin » » Apple qui sortira une « appli » soigne toi toi-même sur Iphone et toutes bonnes tablettes acceptant itune. Je suis sure que les ressources sont inépuisables pour les voies du libéralisme dans ce genre d’idées. Et pour les jeunes médecins étudiants, arrétez de vous prendre pour « Dieu » en sauvant des vie pour une opération de l’appendicite facturée « 177 euros » : Les pompiers volontaires, qui représente plus de 80% de l’effectif globale des pompiers, sauvent également des vies tous les jours, et cela pour un peu plus de 700 euros par mois, tout en risquant la leur ! Si l’on cherche bien, tous les corps de métiers sauvent des vies, simplement en faisant bien leur travail : Le mécanicien auto évite que vous partiez dans le décors au premier virage, le chauffagiste que votre chaudière vous explose à la figure, l’électricien que vous brûliez avec votre maison , le maçon que votre logement s’écroule, l’éboueur que vous viviez dans vos ordures avec les rats, la peste et le choléra, le poseur de tuyau d’eaux usées que vous viviez dans votre caca et votre pipi, etc, etc, etc....


le 7 décembre 2012 - 23h34, par Bidochon

En réponse au message du pseudo "serment d’hypocrite" qui par le titre de son pseudo et en une phrase : "la médecine libéralisé n’a rien à faire dans le système d’état de la sécu (...)" a su synthétiser ce que je m’apprêtais et tentais d’expliquer en 3 pages au sujet sur ces deux émissions ! La corporation des "médecins" bénéficie d’un système qui additionne les avantages du "libéralisme" le plus à droite (royaliste) et de protections digne du plus aboutis communisme que n’aurait espéré Marx lui-même ! Si l’on compare l’ensemble de la médecine libéral (dentistes, spécialistes, etc) aux entreprises, artisans, et simples salariés : Un médecin à potentiellement 70 millions de clients qui verront obligatoirement un médecin dans leur vie,du moins la totalité des habitants de sa "zone de chalandise". Ces 70 millions de "clients" sont tous solvable, grâce à la sécu (et AME, CMU, etc...) : en gros ils sont sure d’être payé pour chaque consultation effectué . Ils ont la garantie d’un "prix fixe et garantie" de leur prestations "sans concurrences libres et non faussées " de la pratique de la médecine grâce à "l’ordre des médecins" qui contrôle tous les praticiens dits "médecin" , "docteurs en médecines" en octroyant un numéro pour chaque médecin. Ce numéro d’identification est reporté de manière nominative sur toute "les feuilles de soins et ordonnances" que vous remet chaque médecin à la fin de la consultation et qui vous servira à vous faire rembourser par la sécu. Ceci veut dire qu’un "non docteur en médecine" ne peut pas faire d’ordonnance remboursable par la sécu (pratique illégale de la médecine contrôlé par l’ordre des médecins, et condamnable par la loi). ce qui veut dire qu’un "médecin polonais", même diplômé de son pays ne peut s’installer en France, et encore moins pratiqué des consultation à 10 euros au lieux des 22 euros conventionné ! Ce qui veut dire que les médecins ne connaissent pas les risques de "délocalisations" car malgré le contexte extérieur (crise, et autres) leurs tarifs de consultations sont fixés par conventions et n’ont rien à voir avec le "contexte économique" ni avec "l’offre et la demande". Combien de salariés, artisans, chefs d’entreprises révéraient d’un confort et d’un statut pareil ? Pour aller plus loin : de combien un médecin libéral à besoin de "fond de roulement" (somme nécessaire pour payer les charges de fonctionnement pendant une période sans rentrés d’argent) ?en gros de "trésorerie" pour s’installer et exercer ? quel est l’investissement de départ à l’installation ? En gros un local , une ligne téléphonique, un bureau, deux ou trois outils (stéthoscope, un tensiomètre, une cuillère pour faire "Haaaa"...)un stylo et son bloc de feuille de soins et d’ordonnances(bon, d’accords, j’oublie le reste), une voiture(comme bon nombre de salariés qui s’en servent pour aller au boulot). Un médecin libéral qui s’installe est sure d’avoir du boulôt, des patients (clients). pour faire son « businessplan » il est sure d’au moins une chose, quoi qu’il arrive : il touchera au minimum 22 euros par consultations. Une fois qu’il a une clientèle qui tourne, qu’il connaît son « chiffre d’affaire annuel », il peut même prévoir des investissements personnels : de combien je vais fixer mon dépassement d’honoraire pour me payer mon AAA. C’est le rêve de tous les patrons, artisans, commerçants, salariés...Plus besoin de « prévoir » car il y aura toujours des malades, , toujours la sécu pour payer ! toujours les mutuelles pour le AAA (là d’accord, c’est plus incertain à gérer car les mutuelles et assurances, ce n’est pas les « contribuables »). Alors on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre : vouloir garder son statut de « docteur en médecine » subventionner par la sécu, protéger par une clause de « non concurrence libre et faussé » de médecins en provenance de pays à bas coût de main d’œuvre, et vouloir pratiquer la « liberté d’installation » et « le dépassement d’honoraire ». Car dans ce cas, pourquoi la sécu, pour baisser les charges, dans l’esprit de « la concurrence libre et non faussé européenne », n’autorise pas le remboursement de consultations par internet effectué par des médecins des pays de l’Est, voir la Chine, l’Inde, etc ? après tout, un tensiomètre avec un port USB acheté en parapharmacie, une bonne webcam et l’affaire est joué !

Le serment d’Hippocrate qui vire au serment d’hypocrite : arrêtez vous, les médecins, de nous parler de « bien du patient », ce qui nous rappelle que trop le « bien du consommateur » entendu il y a 10 ans pour justifier la fin des monopôle des services publiques pour l’ouverture à la concurrence libérale qui n’ont que fait monter les prix et baisser la qualité des services. La seule chose que vous défendez c’est votre statut très confortable ! A savoir si 22 euros la consultation pour un généraliste, 34 euros environ pour un spécialiste est suffisant, cela se discute...En tenant compte également du reste !


le 7 décembre 2012 - 19h34, par Sylvie

Une illustration au pouvoir des médecins : Aujourd’hui 7 décembre, j’avais rendez-vous avec un dermatologue. J’avais généreusement obtenu ce rendez-vous en Juillet dernier. Oui mais pas de chance, il avait de la neige ce matin et ce personnage n’a pas pu venir, il m’a prévenu une demi-heure avant l’heure du rendez-vous, habitant à 15 km, j’étais déjà partie, et j’ai fait le déplacement sans problème comme les autres patients qui attendaient et dont certains avaient pris leur matinée pour venir. J’ai attendu toute la matinée décidée à ne pas partir. Personne. Par téléphone sa pauvre secrétaire qui encaisse les engueulades me propose de décaller le rendez-vous quelques jours avant Noel, un jour où je travaille et je travaille dans le commerce, il m’est impossible d’accepter cette date. Ce sera alors février mais dans une autre ville car ce vénérable toubib part s’installer dans une grande ville à partir du 1er janvier. Et bien non je resterai avec mes boutons sur la gueule. Si un jour il y a une révolution, c’est la tête d’un médecin que je piquerai en premier.

archives "non-officielles" de l' émission de Daniel Mermet "Là-bas si j'y suis" diffusée sur France Inter

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