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Les débats du Diplo
Le vendredi 5 octobre 2012



"On n’a plus le temps..."
Ceux qui se désolent du manque d’attention à leur cause, à leur activité, se voient souvent opposer la même explication : "on n’a plus le temps." On n’a plus le temps de se plonger dans un livre "trop long", de flâner dans une rue ou dans un musée, de regarder un film de plus de quatre-vingt-dix minutes. Ni celui de lire un article abordant autre chose qu’un sujet familier. Ni de militer, ni de faire quoi que ce soit sans être aussitôt interrompu, partout, par un appel qui requiert d’urgence son attention ailleurs [...] Mais, simultanément, l’exigence de vitesse n’a cessé d’obérer l’emploi du temps de chacun, et le nombre de tâches à réaliser a explosé. Toujours connecté. Interdit de musarder. On n’a plus le temps. Par Serge Halimi. Directeur de la rédaction du Monde diplomatique Cf. Déborah Corrèges, "La tyrannie de la vitesse", Sciences humaines, n°239, Auxerre, juillet 2012

Fièvre électorale aux Etats-Unis
Après les espoirs soulevés par son élection en 2008, Barack Obama achève son premier mandat dans la morosité. Son souci du compromis, qui l’a parfois conduit à devancer les attentes de ses adversaires - sur la question des libertés publiques, par exemple - a fini par décevoir ses plus fervents partisans. Mais son concurrent républicain, Willard Mitt Romney, peine encore davantage à susciter l’enthousiasme. Ses rêves de grandeur pour l’armée américaine inquiètent certains conservateurs désireux de réduire le déficit budgétaire. Loin d’être réellement disputé dans tout le pays, le scrutin du 6 novembre prochain se jouera dans une poignée d’Etats ; les autres, d’ores et déjà acquis à l’un des camps, sont délaissés par les candidats. Illustration de ces deux cas de figure, en Caroline du Nord et en Géorgie. Par Benoît Bréville. Journaliste au Monde diplomatique

La compétitivité, un mythe
Pour sortir d’une crise déclenchée par la finance, les pistes étaient multiples : brider la spéculation, réglementer les marchés, sanctionner les banquiers... Avec le soutien d’un nombre croissant d’industriels, l’Union européenne a formulé une autre priorité, qu’elle impose déjà aux pays en difficulté : accroître la "compétitivité" du marché du travail. Mais que désigne ce terme, que dirigeants de gauche comme de droite semblent avoir érigé en nouveau Graal ? Par Gilles Ardinat. Géographe. Cet article s’appuie sur sa thèse de doctorat, "Géographie de la compétitivité", université Paul-Valéry, Montpellier, 2011.

Non, les Tsiganes ne sont pas des nomades
Démantèlement de campements roms en France, discriminations en Hongrie ou en Roumanie... Partout, les Tsiganes sont montrés du doigt. Et l’image d’une ethnie sans attaches nationales, valorisée par les institutions européennes, a paradoxalement conduit à les priver de certains de leurs droits. Toutes représentations qui méconnaissent l’histoire, la culture et les réalités romanis. Par Colette Asséo. Historienne, professeure à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), auteur de l’ouvrage Les Tsiganes. Une destinée européenne., Gallimard, coll. "Découvertes", Paris, 2010, et coauteure, avec Idit Bloch et Juliette Jourdan, du film documentaire "Mémoires tsiganes, l’autre génocide", Kuiv Productions - Mémoire magnétique, 2011, primé aux Rendez-vous de l’histoire (Blois).

Les révolutions de Rousseau
On célèbre cette année le tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), citoyen de Genève, écrivain, philosophe, aussi bien que flâneur et naturaliste, qui renouvela les lettres françaises et la pensée politique. En inventant l’"âme sensible", il libéra le roman ; en posant la question des conditions de l’égalité entre les hommes, il écrivit le prologue des révolutions futures. Par Evelyne Pieiller. Journaliste au Monde diplomatique


Programmation musicale :
-  "Ah, quelle vie qu’on vit !", par Georgius

-  "Remix Mitt Romney’, Inconnu




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le 14 octobre 2012 - 21h17, par loulou63

Bonsoir Je n’ai pas tout compris dans l’intervention d’Evelyne Pieiller. Quelqu’un pourrait il éclairer ma lanterne ? D’après ce qu’elle raconte, Pol Pot se serait inspiré de Rousseau pour perpétrer ses massacres ? Ou bien j’ai rien compris ? Est ce bien ce qu’elle a dit ? Merci d’avance, sinon j’irai acheter Le Monde Diplomatique.


le 10 octobre 2012 - 23h40, par kristo

bonjour, je me permets de réagir tardivement aux commentaires de l’équipe du monde diplo du mois de septembre, concernant la situation en Syrie. Pendant un instant j’ai cru que l’on allait parler du sujet avec prudence et discernement, chose qui a été faite quand il s’agissait de se demander d’où venaient les infos, certains financements de l’ASL . En revanche, à aucun moment on a fait allusion de la participation active de la France et de certains autres pays dont les USA, dans l’armement des rebelles. A aucun moment on a fait la supposition qu’il y avait de la part de ces pays dont la France, une intention de faire monter la violence et de l’attribuer au pouvoir syrien. Ces journalistes qui sont passé sur votre antenne qui ont parlé de la situation de la Syrie ont parfaitement montré qu’ils étaient les relais de la propagande officielle, mais ils font juste semblant d’être prudents. Ces messieurs devraient mieux se souvenir qu’est-ce qui a motivé les guerres en Afghanistan, en Irak et en Libye et devraient arrêter de croire aux vertus de l’occident qui ne cherche certainement pas à aider la Syrie mais plutôt à la recoloniser. si ces messieurs analysaient un peu les causes de la guerre en Syrie, car il s’agit bien d’une guerre et non pas d’une guerre civile, ils se rendraient compte qu’il est nullement question de sauver des populations mais qu’il s’agit plutôt de contrôle de ressources naturelles (le gaz et le passage potentiel d’oléoducs), et aussi de faire la guerre aux alliés de la Syrie : l’Iran, la Russie, bref pour des intérêts stratégiques et géo-politiques. Evidemment l’information des grands medias censurent cela et le monde diplomatique ni échappe pas. merci pour avoir enregistré mon message, et j’espère que les personnes lucides qui s’opposent à cette guerre deviendront plus nombreuses.


le 7 octobre 2012 - 10h31, par marie

Les putains de l’actionnariat ?

C’est pas gentil pour les putains ...

Des charognards ?

C’est pas gentil pour les charognards ...

Des tas de merde ?

Oui, des tas de merdes, c’est bien le bon qualificatif pour ces mecs-là.


le 5 octobre 2012 - 18h52, par Stephan Gregogna

Cette émission, à elle seule (05/10/2012), donne un morceau génialement extensible, du panorama des problèmes essentiels de l’humanité. Merci infiniment, Daniel, pour votre site, qui est une référence, en matière de principal.

archives "non-officielles" de l' émission de Daniel Mermet "Là-bas si j'y suis" diffusée sur France Inter

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