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Aux armes, historiens !
Le mercredi 19 septembre 2012



"La Révolution n’a pas changé grand-chose"...

"La Révolution, mère des totalitarismes du XXe siècle"...

Contre ces affirmations, l’historien britannique Eric Hobsbawm répond qu’il s’agit "d’un événement extraordinaire qui a bouleversé le monde".

Dans son ouvrage, paru en 2007 aux éditions de La Découverte, l’objectif de Hobsbawm est de répondre aux historiens "révisionnistes" en les restituant dans la longue succession des débats et des interprétations suscités par la Révolution française.

Il montre clairement comment les libéraux de la première moitié du XIXe siècle ont su utiliser son souvenir pour imposer leur programme politique. Ce sont bien les jeunes libéraux de la Restauration, et non les historiens marxistes ultérieurs, qui ont façonné l’interprétation de la Révolution comme aboutissement de l’ascension séculaire de la bourgeoisie.

Au cours des chapitres, Eric Hobsbawm examine surtout comment certains ont cherché à "dépasser la révolution bourgeoise" en utilisant la mémoire de la Révolution pour aller au-delà du libéralisme.

Avec la constitution de la Ve République, les mutations du capitalisme mondial, le triomphe du libéralisme anticommuniste, ainsi que les anciennes croyances, et en premier celle en la Révolution, ont ainsi peu à peu été abandonnées par la plupart des historiens.


Plus sur le sujet :

-  Aux armes, historiens, deux siècles d’histoire de la Révolution française, La Découverte, 2007
-  L’âge des extrêmes, le court XXe siècle : 1914-1991, Le Monde diplomatique, 2008
-  Franc-tireur, autobiographie, Ramsay, 2005


Programmation musicale :
-  "The revolution will not be televised", de Gil Scott-Heron




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le 4 novembre 2012 - 09h38, par Mohamed. D.

Stop aux usurpateurs de la révolution :"citoyenne" ; Stop aux exploiteur des travailleurs alors que c’est premier vague à leurs oisif-té. Stop aux capitalismes. vive l’humanisme et le genre humain.


le 1er octobre 2012 - 14h45, par Kawaa

R.I.P Eric Hobsbwam !!!

Eric Hobsbawm, one of Britain’s most eminent historians, has died at the age of 95, his family have confirmed. (TRAD : La famille d’Eric Hobsbawm, un des plus eminents historien britannique est décédé aujourd’hui à l’age de 92 ans)

Merci encore Daniel pour l’emission sur la revolution, le timing est parfait et la memoire de ce grand messieur restera intact grace à ton interview !!!

Merci


le 30 septembre 2012 - 14h10, par Danielle Bourdages

Très instructif entretien, merci. Un mot à vous, Daniel : vous relevez le fait que Hobsbauwm place le terme d’Égalité en premier lieu lors qu’il cite la devise, et peut-être était-ce effectivement le reflet de sa conviction, mais vous semblez vous-même subordonner l’Égalité et la Fraternité à la Liberté ? Quoi qu’il en soit de l’Histoire évolutive de la devise qui semble avoir donné pour première la Liberté, il m’apparaît que ni l’un ni l’autre des termes ne doive être subordonné à l’un de ces tiers mais devraient plutôt trouver à former une espèce de triangle équilatéral/équiangulaire fondant les rapports humains. Ainsi le renard dans le poulailler devra-t-il se rhabiller.


le 27 septembre 2012 - 12h59

Le TSCG est la légalisation de l’austérité, une aberration économique, qui ne marche pas. Le but est donc bien par ce biais d’attaquer plus sûrement toute la législation du travail, tous les droits sociaux acquis par des luttes historiques, qui font l’exception européenne. "L’austérité", sous couvert de pseudo-fatalité économique, est donc bien un choix politique, et un choix politique de droite. S’il existait une "austérité" de gauche, ce qui n’est qu’un non-sens, l’argent serait prélevé où il est, avec un impôt réellement progressif, dans les paradis fiscaux, etc., les propositions ne manquent pas, elles sont connues, la contre-expertise y travaille depuis des lustres. Le TSCG est donc à la fois la légalisation d’un choix politique et d’une aberration économique, pour venir à bout par la légalité de droits sociaux acquis et fondamentaux, dont certains relèvent du droit naturel, du droit des gens. Ainsi l’UNCTAD, qui fait partie des Nations Unies, alerte-t-elle sur l’austérité en Grèce, une "violation des droits de l’Homme". On a coutume de dire du gauchisme qu’il est "à gauche du possible", mais, en l’occurrence, la formule ne s’applique-t-elle pas merveilleusement, et la question s’adresse à M. Hollande, à sa tentative de légaliser l’austérité ?


le 27 septembre 2012 - 10h39

Le TSCG n’est que la légalisation de ce que l’on observe en Grèce et en Espagne depuis des mois. C’est un véritable coup de force de la finance, qui se substitue littéralement aux Etats ! La finance écrit bientôt directement dans votre Constitution, réveillez-vous ! Il est temps de l’empêcher. Ce traité doit être soumis au vote démocratique des citoyens, et au débat public, sans quoi il est illégitime. http://www.pacte-budgetaire.org/ ?var_mode=calcul#.UGF0Zp8...


le 25 septembre 2012 - 22h19

L’austérité est un choix politique. L’Union Européenne a été voulue pour résister aux attaques des marchés financiers. Aujourd’hui elle sert les intérêts de ces mêmes marchés, parce que des dirigeants de droite - les Merkel, les Rajoy - le veulent. La pseudo-fatalité économique n’est qu’un leurre. L’austérité ne résout rien mais aggrave toujours plus la situation. Il s’agit de rompre le contrat social européen à la faveur de cette crise, certainement pas de la résoudre. Or qui dit politique dit peuple et il faudra bien que ces dirigeants élus sur mandat du peuple finissent par comprendre qu’ils ne peuvent pas faire de politique sans lui ni contre lui. Rappelons à Hollande ses devoirs, exigeons d’être consultés sur un traité qui ne peut légitimement pas être imposé. Le suffrage démocratique universel est de règle en république, d’autant plus que ce traité suppose une modification de la constitution. EELV est contre ce traité, de nombreuses voix de tous bords s’élèvent pour le dénoncer, soyons toujours plus nombreux à interpeller les députés avant le 30 septembre. http://www.pacte-budgetaire.org/ ?var_mode=calcul#.UGF0Zp8dQkU.twitter


le 21 septembre 2012 - 16h29, par Julien

Bonjour !

A (ré)écouter, une conférence d’ Henri Guillemin sur Robespierre et la Révolution que j’ai découverte par hasard la veille de la rediffusion.

http://www.youtube.com/watch ?v=XiM74n8I2Gc&feature=player_embedded


le 21 septembre 2012 - 07h32, par Louis Crandell

Les entretiens avec Eric Hobsbauwm soulèvent en filigrane nombres de questions y compris sur certaines idées d’Hobsbauwm lui-même. Il faut bien comprendre pourquoi et quel intérêts idéologiques et politiques il y a eu en 1989 pour la bourgeoisie et la classe capitaliste de mettre en avant François Furet pour la commémoration du bi-centenaire de la Révolution Française. Ce n’est pas un hasard si Furet est non seulement un élément très important dans ce que Michael Christofferson appelle l’idéologie antitotalitaire dans son livre « Les intellectuels contre la gauche (Agone 2009) ». Furet fut abondamment mis en avant en 1997 lors de la sortie du « Livre noir du communisme » qu’il devait préfacer mais Furet est mort avant la sortie de ce livre et c’est finalement Stéphane Courtois qui en assurera la préface. C’est sous la photo de François Furet que s’ouvre le mercredi 03.12.1997 l’émission de FR3 « LA MARCHE DU SIECLE » (dont le thème autour de la sortie du livre préfacer par Courtois était « 85 millions de morts : la sombre histoire du communisme ») Jean-Marie Cavada rend un hommage appuyé à François Furet. Il y a bien une logique qui n’est pas nouvelle mais qui était déjà en vigueur en 1977 lors de la médiatisation des « nouveaux philosophes » est la sortie du livre de Bernard-Henri Lévy « La barbarie à visage humain ». La cible de ce « courant philosophique » dont la majorité (mis à part De Benoist qui est d’extrême-droite) vient de la gauche (PCF, maoïstes) c’est bien à travers le rejet de toute forme de révolution, l’épisode de l’expérience soviétique et la Grande révolution Socialiste d’Octobre 1917.


le 20 septembre 2012 - 22h53, par Ocelot

Bonjour,

Histoire vue par GUILLEMEIN

http://www.youtube.com/watch ?v=XiM74n8I2Gc

Les conférences de Jean GUILLEMIN, l’historien atypique et casseur d’images préconçues sur la période de la révolution française sont tout à fait d’actualité. Les enjeux politiques et les rapports de forces et de pouvoirs sont étonnamment les mêmes que ceux d’aujourd’hui !!! Seuls les personnages ont changés de noms.Ces ressemblance comparées à notre actualité sont sidérantes de similitude. A voir ou a revoir ses vidéo sur le web !!!!!!!! Bien à vous

archives "non-officielles" de l' émission de Daniel Mermet "Là-bas si j'y suis" diffusée sur France Inter

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