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Fighting solves everything
Le mardi 15 juin 2010


C’est une vieille histoire, celle de deux hommes qui se battent. C’est une étrange délectation que celle des spectateurs, autour de la cage, qui crient et se réjouissent. Une histoire qui se poursuit aujourd’hui. Combat libre, ultime ou total...
Un sport, interdit en France, dans lequel s’affrontent des lutteurs venant de toutes les disciplines et où - presque - tous les coups sont permis.
Pugilat et lutte au corps à corps, James, Driss, Bruno et Youssef se battent. Un très ancien mystère.
Un reportage à Glascow de Pascale Pascariello, avec Giv Anquetil




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le 15 juin 2010 - 16h18, par Alain

Bonjour,

Un coup d’état en Grèce ? un tremblement de terre cataclysmique à l’autre bout du monde ? une révolution anarchiste aux États Unis ? Ben non... simplement vingt-deux connards que l’on couvre d’or pour foutre des coups de pied dans une baudruche peinte en noir et blanc et abrutir les foules ! Et c’est ainsi que le journal télévisé de 13 heures du service public se retrouve tronqué à guère plus d’une dizaine de minutes, dont près de la moitié pour parler de quoi ? de foot ! L’intoxication généralisée se porte vraiment à merveille ! J’ai également noté que l’on diffuse depuis quelques temps la petite phrase historique du jour ayant fait date dans les anales du genre... on s’attend à chaque fois à quelque déclaration percutante mais on découvre une platitude quelconque dénuée de sens, de mots ternes alignés les uns au bout des autres. De la vraie littérature ! Mais il est vrai qu’on ne peut guère demander mieux à des gens qui réfléchissent avec leurs pieds ! et il est souligné à chaque fois que ça peut resservir pour briller en société ! à moins qu’il ne s’agisse d’une appréciation ironique au deuxième degré que je n’ai pas perçue... C’est certainement très bon pour l’élévation intellectuelle des masses populaires !

Ça ne fait rien : être contraint de se rabattre sur TF1 pour avoir quelques nouvelles constitue quand même un paradoxe ! Je sais bien qu’il reste toujours la radio... mais je voulais voir. J’ai entendu dire qu’il y a environ 60 % de Français, dont je m’abstiendrai de blâmer l’inconséquence puérile, qui oublient tout pour aduler ces bandes d’escrocs et les organisateurs voyous qui les mènent. Si je compte bien, cela laisse encore tout de même une petite moitié de nos concitoyens et concitoyennes qui attachent plus d’importance aux vraies valeurs et probablement, en conséquence, aux sujets d’actualité autrement plus considérables dont dépend l’avenir du pays, voire du monde. Ceux-là peuvent-ils aller se rhabiller ? quelle occasion en or de tripatouiller par derrière sans la moindre résistance ! Même les femmes, jusque là rétives à cette hystérie « virile », sont entraînées petit à petit dans la même déchéance par un battage médiatique qui leur enjoint de faire comme tout le monde sauf à passer pour des ringardes. C’est désormais elles qu’on interroge de préférence, histoire de bien montrer par exemplarité qu’il est moderne et de bon ton que les fouteuses soient aussi cons que les fouteux. Vive les moutons ! un seul chien suffit à les mener à l’abattoir.

J’espère qu’on ne va pas continuer trop longtemps à chercher des noises à Didier Porte pour lui permettre de nous rédiger un papier bien senti sur le sujet, ainsi que je l’ai entendu déjà si bien le faire, avec largement plus d’audience que moi, lors de l’évocation, par exemple, de l’inénarrable Jean-Claude Gaudin exaltant le délire fouteux marseillais et tournant par comparaison l’épisode de la libération de la ville en dérision.

Daniel n’a pas pour habitude de ne se faire que des amis... il doit être blindé quant aux réactions d’auditeurs furieux... pourquoi pas une émission dans ce sens ?

Mais faites attention quand même... je ne cesse de redouter le jour où l’on vous coupera le sifflet pour subversion. Et oui, précisément, je parlais juste avant de Didier Porte...

Bon courage,

Alain

archives "non-officielles" de l' émission de Daniel Mermet "Là-bas si j'y suis" diffusée sur France Inter

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