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Ce que la burqa voile
Le jeudi 24 décembre 2009


2009 par Là bas si j’y suis
367. Elles seraient 367 en France à porter ce que l’on appelle la burqa. Un chiffre insignifiant ? Pas pour tout le monde ! Un reportage de Dillah Teïbi.
Première diffusion le 8 septembre 2009


Programmation musicale
-  Axiom : Des youyous dans ma mairie
-  Brigitte Fontaine & Areski Belkacem : Le voile à l’école


A lire
-  "L’islam imaginaire. La construction médiatique de l’islamophobie en France, 1975-2005", de Thomas Deltombe
Editeur : La découverte (2005)




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le 30 décembre 2009 - 19h58, par Hayat

Bonjour Daniel,

Dans un dialogue avec Alain Gresh autour de l’islam, le si censuré Tariq Ramadan a dit un truc que je trouve plutôt approprié par rapport au présent pseudo débat sur la pseudo burqa :

"La liberté d’autrui ne se mesure pas à l’aune de la représentation que je me fais de la mienne. Le principe de liberté est un, mais il n’est pas une façon d’être libre et il faut se méfier de ce paradoxe qui confine à la dictature d’un seul modèle de liberté"

Je souhaite à votre modeste mais très géniale équipe une bonne continuation.


le 30 décembre 2009 - 19h02, par Matthias

Il y a bien des Catholiques traditionalistes, des Protestants intégristes, des Juifs fanatiques et pourquoi pas de Musulmans radicaux.

Ils rêvent tous d’un retour à un passé idéalisé donc de quelque chose qui n’a jamais existé.

On adhère ou pas à ce repli sectaire, qui s’apparente aussi à la quête de la quiétude ou de la béatitude difficile à atteindre dans les sociétés modernes et consuméristes que la Sagesse (antique) concevait comme le but ultime : le vide parfait, L’illumination, la contemplation, le Néant...

Mais laissons aux femmes qui portent la Burka le droit de la porter ou de ne pas la porter, de donner leur avis à ce sujet et de s’émanciper s’il le faut.

C’est ça le plus important : la Liberté !

Mais il y a certains politiques que la liberté effraie.

Pourquoi ?


le 29 décembre 2009 - 08h56, par Muguet

Point de vue sur la tolérance en milieu tempéré : je cite ,

Il n’y a pas de tolérance sans effort sur soi-même, sans une forme de renoncement à son intérêt, souligne Daniel Morfouace. Si la tolérance est une vertu, c’est une vertu potentielle, conditionnelle. La tolérance ne vaut qu’en fonction de ce qu’elle tolère. En effet, qui irait qualifier de vertu la tolérance à l’injustice, au mensonge ? Mais ce qui donne sa valeur à la tolérance c’est qu’elle est parfois, et le plus souvent, refus de l’intolérance. Ce mouvement de refus est le premier pas vers une exigence rationnelle de respect des convictions lorsqu’elles ne viennent pas se substituer au savoir. La tolérance que développeront Spinoza, Hume, Locke et surtout Pierre Bayle n’est plus une attitude condescendante ; elle est combat pour la liberté. Tolérer devient reconnaître les limites de notre pouvoir de savoir. C’est admettre qu’il est des domaines qui ne relèvent ni de la démonstration, ni de la vérité et laissent place à toutes les spéculations et à bien des croyances. Tolérer, c’est accepter que dans des domaines où la vérité fait défaut et ne peut faire que défaut, les hommes sont libres de penser et d’agir suivant des principes différents dont aucun ne s’impose absolument. Tolérer c’est admettre que la conscience est libre, quand rien ne s’y oppose en termes de savoir ou de raison. Ce n’est pas une vertu insignifiante que de conduire au respect des convictions, et surtout à la revendication des droits qu’il est légitime de reconnaître à chacun dans ses matières. La tolérance conduit à donner au refus de l’intolérance une forme institutionnelle et juridique. En quelque sorte la tolérance, si elle n’est pas la vertu, est le chemin vers la vertu.

L’une des réponses institutionnelles les plus fortes et les plus complètes, véritable aboutissement de la tolérance, c’est la laïcité, condition sine qua non d’une vie en communauté plus harmonieuse. En séparant ce qui relève des Eglises et ce qui relève de l’Etat, la laïcité va plus loin que la tolérance. Avec la laïcité, c’est plus qu’une tolérance qui est accordée, c’est un droit égal pour tous. Il n’y a pas de disjonction, de séparation, ni puissants, ni faibles, ni dominants, ni dominés. Tolérants et tolérés sont un ; ils sont soumis au « même » de la loi. La société civile est un espace de liberté, parce qu’elle est laïque, parce que personne n’est tenu d’avoir une religion plutôt qu’aucune, ou qu’une autre, parce que personne n’est tenu de n’avoir pas de religion. Cependant il faut remarquer que la laïcité, pour permettre, pour autoriser, pose des limites et des interdits. En effet, il est indispensable de fixer le cadre juridique et social qui limite l’expression de chacun. Une république laïque autorise et doit autoriser le plus largement possible l’expression de toutes les opinions même celles qui lui sont hostiles tant qu’elles empruntent les voies légales définies par la loi.

Sources :http://tolérance/solidairesdumonde.org

vive la république laïque et sociale !!!

Bonne fin d’année à tous et toutes et beaucoup d’énergie pour celles à venir .

muguet qui se gratouille là où ça le chatouille ...


le 26 décembre 2009 - 19h50, par Edith Le Grau du Roi

Salut Daniel,
La burka soulevant de longs débats, je trouverais intéressant de donner la parole à une femme algérienne qui semble avoir tant de mal à trouver un écho qu’elle en a fait un livre : Wassyla TAMZALI : Une femme en colère. (Lettre d’Alger aux Européens désabusés) Editions Gallimard, octobre 2009.
148 pages qui méritent un interview, un reportage, une émission spéciale !...
Edith, Le Grau du Roi.


le 24 décembre 2009 - 22h18, par Morty the Reaper

"finance islamiste" un brin provocateur ;)

archives "non-officielles" de l' émission de Daniel Mermet "Là-bas si j'y suis" diffusée sur France Inter

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