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Pour sauver la planète, sortez du capitalisme
Le mercredi 14 janvier 2009


Le capitalisme est déjà mort et nous sommes entrés dans l’ère du post-capitalisme. C’est le point de vue du journaliste Hervé Kempf avec qui nous allons passer cette heure pour un entretien autour de son dernier ouvrage "Pour sauver la planète, sortez du capitalisme".


Lien :
-  Le site de Reporterre
La crise écologique est plus aiguë que jamais. Le monde va devoir changer. Mais on ne peut plus traiter l’écologie indépendamment de la crise sociale qui lui est liée et qui empire elle aussi de jour en jour.
Pour réfléchir à ces nouvelles questions et discuter des solutions, Reporterre veut être le forum de tous ceux qui imaginent le nouveau monde, un monde où l’on arrêtera de détruire l’environnement et qui retrouvera l’idéal de la justice.


Programmation musicale :
-  Keny Arkana : Ordre mondial
-  André Minvielle : Le nombril du nombre


Livre :
-  Hervé Kempf : Pour sauver la planète, sortez du capitalisme
éditeur : Le seuil (janvier 2009)




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le 3 mai 2010 - 23h47

Dis donc Daniel auand tu veux pour parler des Chemtrails, c’est un comble que tu ne t’attaques pas à cette montagne...


le 19 mars 2010 - 10h54, par Pierre Favre

Je suis convoqué le 10 juin 2010 au tribunal correctionnel de Pau par le Préfet des Pyrénées Atlantiques pour avoir apporté en juillet 2008 mon soutien à une famille Kosovar arrêtée et mise en centre de détention en vue d’expulsion. La famille en question avait été libérée sous la pression de l’opinion locale (c’était la première fois que des enfants 10 et 6 ans étaient emprisonnés...). Nous sommes 5 en France a être aujourd’hui inquiétés de la sorte ! Pourquoi ? Vengeance ? Pression sur l’opinion publique ?


le 12 octobre 2009 - 18h22, par Boulard

Il faut peut-être se poser la question, individuellement ; suis-je une partie de la solution ? ou du problème ? Pour résumer, une citation : "Le banquier a fait de l’argent un maître et non un serviteur de l’homme, de la créativité humaine. Le politicien, son complice pas toujours conscient, « arrange les lois » de façon à renforcer le néfaste pouvoir du banquier et le sien propre. Et les médias, mi-anges, mi-diables, servent d’abord le pouvoir financier et politique. En fait, les médias sont l’outil par excellence de dépersonnalisation, de contrôle du citoyen via la mode, le star-system, le journalisme engagé, les sports professionnels, les voix d’experts, la confusion mentale des intellectuels, le divertissement lui-même et tout ce qui embrigade sous l’enseigne de Ambition-Consommation-Compétition." (André Mathieu, Aux armes citoyens !)


le 12 mai 2009 - 16h08, par melo

Monsanto veut maintenant interdire les potagers, contrôler les petits producteurs notamment bio US ,
Genre aller chez eux faire des contrôles (mycotoxines... On sait que ça veut dire faillite assurée pour tous ces gens).
Quand on sait que les Etats-Uniens commençaient à acheter leur nourriture dans les fermes Amish = bio (à cause des scandales à répétition de cette firme) !
Monsanto veut aussi privatiser la race des cochons et toutes les semences du monde.
Pour info, ses maïs Ogm rendent stérile le bétail en quelques semaines !
Cdt.


le 23 février 2009 - 12h14, par Tol

Très bonne émission en effet.
Cependant comment limiter la croissance et la consommation de matières premières dans un système dont le fondement même est cette croissance.
L’exemple de la création de l’argent basé sur l’emprunt et la dette me semble incompatible avec cette thèse. Plus de croissance dans notre système d’argent-dette mène directement au manque de liquidités et donc à la crise économique.
Toute notre économie est fondée sur la croissance et il me paraît difficile de limiter la consommation matérielle sans remettre en question le système fondamental de création de l’argent.


le 17 février 2009 - 13h35, par Nico

lien pour la pub OGM. Ca viendrait de GROLAND.
-  http://www.youtube.com/watch?v=DBdc...


le 9 février 2009 - 14h53, par SB

Bonjour,
Pour info, Hervé Kempf a été interviewé sur le même sujet par Ruth Stegassy dans l’émission "Terre à Terre" sur France Culture dont voici le site non officiel :
-  http://terreaterre.ww7.be/pour-sauv...
A l’image du site de "Là-bas" on peut réécouter beaucoup d’archives facilement, les télécharger, les enregistrer, etc.
A l’image de "Là-bas" (mais spécialisée dans l’écologie) "Terre à Terre" propose une vision des choses différente de ce qui est massivement répandu dans les médias dominants.
Une très bonne adresse à diffuser...


le 6 février 2009 - 14h31, par cave canem

Et on n’a toujours pas d’indice pour retrouver une publicité pro-ogm aussi désopilante.
Je ne nie pas que Cramer est tordant, mais ça ne vaut pas "les militants anti-ogm veulent voir la fin de toute vie sur Terre", etc.
Si quelqu’un (notamment de l’équipe de là-bas) peut nous donner des pistes...


le 4 février 2009 - 16h23, par Ferdinand

Pourquoi le système capitaliste perdure ?
Tout simplement parce qu’il existe dans toutes les démocraties des systèmes politiques aux ordres des puissants. Des gens issus d’appareil politique dont on sait pertinemment qu’ils établiront des lois, feront des réformes... etc pour que cette "farce d’enrichissement du plus petit nombre continue encore et encore"
Il suffirait de reprendre la main en supprimant le système politique tel qu’il fonctionne actuellement.
Pour s’en persuader il suffirait que les gens savent combien coûte aux contribuables ce que l’on appelle "les pouvoirs publics", des institutions comme le sénat par exemple ?
De plus en plus rétroactivement, les gens se rendent compte de l’aberration des décisions prisent çà et là par des élus , parce qu’élu ce n’est pas un métier mais une fonction.
Ainsi les budgets publics sont dilapidés dans des mauvais choix, quand cela n’est pas par la complaisance. Voilà ce qu’engendre le système capitaliste. Laxisme, mensonge, division... etc
Le travail qui enrichi le possédant ne doit plus se faire à son seul profit.
Personne ne s’est jamais posé la question si la fonction politique était bien compatible avec la détention d’un portefeuille d’action ?
A l’évidence c’est une ineptie. Je pourrait donner des tonnes de non sens qui font que l’on n’est pas prêt de sortir de ce système sans un changement radical.


le 4 février 2009 - 11h33

Merci d’avoir précisé le nom de Jim Cramer, que je ne connaissais pas ; du coup j’ai trouvé ça :
-  http://www.youtube.com/watch?v=rOVX...
Les morceaux qu’on connaît du montage de là-bas commencent à apparaître vers 2 min.
C’est encore plus drôle avec sa tronche.


le 4 février 2009 - 09h31, par Yo

Pour Laetitia, il s’agit de Jim Cramer, un analyste financier.


le 3 février 2009 - 19h03

J’ai aussi Tilté sur la parodie de la pub OGM en tombant dans le piège au début mais la fin est claire sur l’intention ironique de l’auteur.
J’aime beaucoup ce genre de démarche pour susciter la réflexion chez les gens, façon manif. de droite.
MAIS CA VIENT DE OU ? C’est trop bon !! J’en veux d’autres !!!


le 2 février 2009 - 23h14

Laetitia : D’où vient l’extrait en anglais du type qui s’énerve sur la crise, interrogé il semblerait par une journaliste ? Merci pour l’info
A priori, d’après la description - je ne me souviens plus s’ils l’ont passé dans "Pour sauver la planète, sortez du capitalisme" - il s’agirait d’un extrait de la chaîne américaine CNBC, je crois. Ça passe souvent dans là-bas.
Si tu veux, vérifie avec cette émission
-  http://www.la-bas.org/article.php3?....
Je crois que le professeur Lordon en parle sept minutes vers la fin.


le 31 janvier 2009 - 19h05, par Tontonk100d

Que dirait un habitant d’un bidonville de Bombay si on lui parlait de décroissance ?... Il comprendrait certainement que ça ne le concerne en rien, de même que chez nous, les piétons comprennent qu’ils ne sont pas concernés par les limites de vitesse.


le 23 janvier 2009 - 15h19, par Laetitia

D’où vient l’extrait en anglais du type qui s’énerve sur la crise, interrogé il semblerait par une journaliste ?
Merci pour l’info


le 22 janvier 2009 - 11h43, par Manuman

A l’écoute de l’émission je n’ai pas le sentiment que H.Kempf souhaite réellement sortir du capitalisme. Aurait il fait le choix de ce titre aguichant pour vendre plus de bouquins ? De cette manière il fait un coup de pub, pilier du Kapitalisme.
Par ailleurs il ne remet ni en cause l’économie de marché, ni le PIB !? C’est d’ailleurs pour préserver ce dernier qu’il réfute l’idée même de la décroissance. Surtout ne touchez pas à la croissance !?
H.Kempf est juste un capitaliste qui veut plus de régulation et un respect de la nature par pragmatisme ni plus ni moins. Donc un titre racoleur pas tout à fait en phase avec ce qu’il dit.
Heureusement que j’ai écouté cette émission, cela me permets de faire l’économie de la dépense nécessaire à l’achat de son bouquin. C’est un Vert quoi.


le 20 janvier 2009 - 18h45, par mhn

Salut à tous !
C’est toujours un peu dommage que le terme "décroissance", certes ambigu, soit galvaudé de la sorte. Il ne s’agit pas de récession, mais de déconnexion de la recherche de la croissance pour la croissance. Justement, "moins de liens, plus de biens" est un slogan de la décroissance :)
Enfin, je reste convaincu qu’il s’agit d’inventer un terme moins rebutant :)


le 20 janvier 2009 - 18h14, par Hervé

Texte tiré de Wikipédia :
La coopérative basque espagnole Mondragón Corporaciòn Cooperativa ou MCC se donne les objectifs d’une entreprise compétitive sur les marchés internationaux, par l’utilisation de méthodes démocratiques d’organisation de la société, la création d’emploi, la promotion humaine et professionnelle de ses travailleurs et l’engagement de développement de son environnement social.
Jacques Prades, spécialiste de l’économie sociale qui s’est particulièrement intéressé à MCC l’exprime ainsi : « Don José Maria Arizmendiarrieta, fondateur, croyait à la possibilité d’un autre monde. Les dirigeants actuels semblent plutôt se considérer comme les derniers Gaulois qui résistent à l’envahisseur et ils se demandent s’ils pourront continuer longtemps ».
Mandragon a déjà fini de résister à l’envahisseur, car agit comme une multinationale. Par exemple, les salariés de Brandt qui ne sont pas des associés, car le groupe a été racheté par Mondragon, sont virés pour raisons économiques. Où et la solidarité la dedans ? A partir du moment où elles commencent à voir trop gros en terme d’unité de production, les coopératives se plantent par rapport à leurs objectifs initiaux.
Il faut penser local en terme de production et de consommation de biens nécessaires à notre vie en société, à point c’est tout. Par contre penser global en terme de partage d’accès à la connaissance, de recherche.


le 19 janvier 2009 - 11h38, par Adrien

Oui ! Lisez Michéa ! C’est l’évidence ! Kempf en parle !
Mermet fait je t’en prie une émission sur l’œuvre de ce philosophe qui donne une vue clairvoyante sur le libéralisme !
Aussi génial que Lordon, cet homme peut éclairer les consciences ! Il est salutaire !
Lisez Michéa !


le 17 janvier 2009 - 16h02, par Near

Bon, Kempf a bien raison dans ses analyses ; mais si le néolibéralisme nous conduit certainement à autre chose qui garantit plus de démocratie ? Il y a toujours des néoconservatismes à l’affut. ET puis le capitalisme n’a pas dit son dernier mot, et son avatar "solidaire" peut cacher bien des désillusions ! D’où l’attachement suspect de Kempf à la démocratie représentative, au dépassement de l’Etat-nation par le haut (Europe) et par le bas (collectivité locales et associations), à un maximum de revenu mais pas à une égalité etc.
Toutes idées séduisantes mais qui peuvent reconduire et renforcer le capitalisme et/ou la domination (hétéronomie) politique. Aidé de Bihr "La novlangue néolibérale" et Castoriadis on peut aisément comprendre le scepticisme de Mermet.
D’ailleurs c’est Castoriadis qui permet de penser le mimétisme (son analyse par Kempf) que certains ici critique ou admire. Ni "nature" humaine (égo) ni particularité propre au capitalisme (si on prend mimétisme dans une acception très générale), il faudrait l’analyser sous l’angle des significations imaginaires sociales et de l’hétéronomie. Mimétisme comme domination du discours de l’Autre.
D’où l’idée castoriadisienne que dans une société nourrissant une visée d’autonomie (dont les conditions minimales sont aussi des conséquences, cercle de la création : démocratie directe, égalité absolue de revenus, auto limitation...) à la fois l’individualisme est fort (non mimétique) de même que l’insertion dans et par les valeurs de la société (incitation à la responsabilité et l’action politique...)


le 17 janvier 2009 - 15h57, par yanhel

Parlons de décroissance après cette excellente analyse. Voir le site d’Entropia la revue de la décroissance, pour aller plus loin dans le débat. -http://www.entropia-la-revue.org


le 17 janvier 2009 - 14h26, par victorinix

La croissance qu’on le veuille ou non suivra la courbe que le monde lui donnera (y compris le monde de la finance et de ses détracteurs) ; ils sont si peu nombreux, ceux qui s’y opposent, qu’ils ont perdu d’avance ; il en est de même pour tous les faits de société ; ce n’est pas la volonté de quelques uns (représentant généralement 10 à 20 pour cent) qui modifient le fil du temps, mais la grande majorité de j’m’enfoutistes qui font que les choses n’évoluent que face à une nécessité ; çà va être le cas, par exemple, progressivement, dans quelques années voire décennies, de l’écologie ; la pollution sera telle que le balancier, parti très loin à droite (par exemple) devra revenir à gauche, sans avoir, au préalable, balayé trop précocement des millions d’individus intoxiqués à petit feu.
Je milite malgré tout à mon petit niveau en mettant parfois le vers dans le fruit.
Salut


le 17 janvier 2009 - 12h50, par Muguet

A propos de la théorie de la poussette et du landeau citée par Hervé Kempf , cette étude qui va dans le sens de ses propos :
" Les bambins installés dos à leurs parents, dans la poussette, risqueraient d’être "émotionnellement appauvris" confirme une étude, à l’université de Dundee en Ecosse, menée sur 3 000 bébés.
Première du genre, cette recherche montre, que la position des petits dans la poussette, a un effet psychologique sur eux. Dos à leurs parents, ils rient, parlent, interagissent significativement moins que ceux qui leur font face.
Une position qui, de plus, favoriserait le stress chez l’enfant.
La vision des parents serait donc rassurante. "Les contacts visuels et les mimiques entre l’enfant et les parents sont indispensables. C’est ainsi que la pensée est transmise." confirment les experts... La gestuelle des parents permet donc aux bébés de comprendre le monde extérieur et d’apprendre les émotions de base.
Cela dit, tout est une question d’équilibre : "Lorsqu’un enfant a beaucoup de contacts visuels avec ses parents mais que les promenades se font à dos de ceux-ci, il y a très peu de risque que le développement cérébral de l’enfant en souffre." affirment les scientifiques. Les stimuli extérieurs devenant intéressants pour l’enfant, à partir de l’âge d’un an...
Une situation qui fait donc l’objet d’une véritable campagne, en Ecosse. Elle vise à encourager les fabricants à faire des poussettes, plus sociables. Ce qui pourrait bien changer la donne. "


le 16 janvier 2009 - 15h26, par David P

Très bonne émission mais le refus de Kempf d’employer le mot "décroissance" me gêne un peu, d’autant plus que son discours est exactement dans la ligne des objecteurs de croissance, c’est-à-dire d’une décroissance SELECTIVE, EQUITABLE et DESIRABLE.
Quant à l’absence d’imagination de la gauche, il faudrait s’intéresser aux petits mouvements, comme Utopia, pour voir qu’une gauche alternative existe.


le 16 janvier 2009 - 02h14, par Milla

Il parait que l’économie politique est définitivement morte, grâce à qui ? Le capitalisme...
Pour celui qui a peur de faire des efforts, soyez sans crainte, bientôt les puces penseront écriront, liront, pour vous, c’est la prolétarisation de la masse et "dieu Média" se charge de votre croyance !!
cf : Stiegler, édifiant sa thèse sur capitalisme dans la "Contribution à une nouvelle critique de l’économie politique..."
... débats organisé ce 15 janvier, mais quelle étrange monde nous attend ?


le 15 janvier 2009 - 20h08

Que dirait un habitant de Bombay si on lui parlait de décroissance ?...
"ENFIN !!!!!!!!! Il était temps que vous, les riches, soit 20% de la planète, consommiez 20% des ressources et non plus 80%, "que vous ils viviez simplement afin que simplement nous puissions vivre" (Gandhi) !!!! Vous nous laissez ENFIN "consommer" notre part de la planète et arrêtez de vous goinfrer avec notre part !!! Et vous avez ENFIN compris que le bonheur n’est pas égal à la quantité d’antidépresseurs qu’on absorbe ! Bravo !"
J’ai du mal à imaginer, Daniel, que tu ne saches rien de la décroissance (surtout que tu as fait des émissions sur ce sujet), alors pourquoi être d’une telle mauvaise foi ?
Pour "choquer" ton interlocuteur et le faire réagir ? Interlocuteur qui en apparence rejette la décroissance (bouh le vilain mot !! Entre parenthèses, n’oublions pas que ce n’est qu’un slogan destiné à lancer le débat et la réflexion) pour néanmoins citer le slogan de Paul Ariès (sauf erreur...) : "Moins de biens, plus de liens."
A part ça, bonne émission, comme d’hab, même si je suis d’accord avec Einstein : "Un problème ne se résout pas avec les raisonnements qui l’ont engendré" (excusez-moi pour l’approximation des citations et leur libre adaptation !). Bonne continuation à tous !
Et pour ceux qui souhaiteraient savoir ce qu’est réellement la décroissance, un excellent bouquin très clair, très facile à lire et très complet : La décroissance pour tous, de Nicolas Ridoux.


le 15 janvier 2009 - 15h04, par DiD

Hervé Kempf parle de Weblen et de rivalité ostentatoire où les gens prennent modèles sur les classes supérieurs et par la mondialisation ce comportement se répand.
Je pense que c’est tout simplement un processus égotique, c’est le fonctionnement de base d’un égo. C’est pourquoi il est général sur la planète.


le 15 janvier 2009 - 14h43, par anne jordan

Naîf, Kempf ??? Peut être, mais alors, soyons naîfs, tous et VOTONS naïvement !
Je m’explique : dans les petites communes, il est possible de changer le monde, plus qu’en ville : par des réseaux, des discussions, de la proximité et, surtout, par l’exemple : réduire la consommation, produire du lien social, de l’agriculture non industrielle, élire un conseil qu’il sera facile d’interpeller quotidiennement !
Une commune de 1000 h. par exemple plus une autre, plus une 3e, cela peut faire boule de neige et "contaminer" tout un département !
Alors, chers auditeurs, à vos bulletins dès la prochaine échéance, et aussi pour les européennes !
Au fait connaissez vous vos députés européens ? oui ? alors écrivez leur , pour Gaza, dans l’urgence, et pour tout le reste ! Qui ne tente rien...


le 15 janvier 2009 - 09h53, par Charles Durieux

Il y a en effet une certaine naïveté dans les propos d’Hervé Kempf car le capitalisme n’est pas encore mort.
D’ailleurs tout est dit dans le terme de "sortir du capitalisme", cela rappel ce que dit M-G Bufet "dépassé le capitalisme" et ce terme non seulement fait l’impasse sur la nécessité d’une alternative révolutionnaire au capitalisme (le socialisme) et renforce tout un tas de conceptions plus ou moins réformistes comme l’autogestion ou les SCOP (Société Coopérative Ouvrière de Production).
Il est intéressant de relire le Dossier Scop de 1985 du journal Partisan et publié en 2006 sur le site -http://www.infos-edipro.org/Dochml/...
ce dossier aborde les points suivants DOSSIER SCOP :
Crise et restructuration Tu MANU... avec ta SCOP ! (Partisan n°1 - mai 1985 )
-  http://www.infos-edipro.org/Dochml/...
SCOP - Le rafiot et l’impasse ( Partisan n°2- juin-juillet 1985)
-  http://www.infos-edipro.org/Dochml/...
Créer des SCOP ou détruire le capitalisme (Partisan n°3- septembre 1985)
-  http://www.infos-edipro.org/Dochml/...
à propos de SCOP ( Partisan n°4- octobre 1985)
-  http://www.infos-edipro.org/Dochml/...
non, nous n’avons pas à impulser des SCOP ( Partisan n°5- novembre 1985)
-  http://www.infos-edipro.org/Dochml/...


le 15 janvier 2009 - 08h28, par Pierre (Maine et Loire)

Restons naïfs, camarades.
Si j’ai bien compris Mr Kempf, le déterminisme social veut que je vais m’acheter un téléviseur LCD parce que je vois Mr Bolloré acquérir un yacht ?
Je trouve que cette analyse sociologique a bon dos et je ne suis pas sûr qu’elle soit pertinente dans le cadre d’une marche en avant pour passer à autre chose que le capitalisme.
Si j’achète un LCD c’est juste parce que mon voisin en a un. Mr Bolloré n’a rien a voir la dedans. La consommation ostentatoire oui : pur produit de la réduction du temps de cerveau disponible.
Là-dessus le capitalisme a gagné.
Par contre, qu’on soit des moutons déguisés en salariés (quand on a de la chance), oui.
Mêler l’enjeu écolo à tout ça fait surement parti de l’ordre logique des choses. Mais la conscience écologique commune ne viendra que lorsque l’on aura trouvé un moyen d’appliquer le terme "commun" a pas mal de choses avant .
On dit que le vert est la couleur de l’espoir, et bien il en faut de la motivation pour voir la vie en vert en ce moment !
A bientôt et continuez, c’est bon.


le 14 janvier 2009 - 23h39, par dam’s

Une belle émission qui donne envie de réagir sur pas mal de sujet.
J’aimerais réagir sur le peu de cas qu’Hervé Kempf fait de la décroissance. Je trouve qu’il "zap" complètement la question énergétique qui est au cœur de la crise écologique et qui est un des fondements de l’économie mondial (sans parler de la géopolitique).
Nous ne connaissons le monde tel qu’il est que grâce au pétrole (énergie irremplaçable à l’heure actuelle). Le jour, pas si lointain, ou la demande de pétrole sera supérieur à l’offre (la question de la réserve de pétrole est un faux débat !), la décroissance ne sera plus une idée mais une réalité. Autant s’y préparer


le 14 janvier 2009 - 23h08, par Hervé CRUCHANT

D’accord pour l’analyse sur le comportement culturel des masses face à l’oligarchie (mimétisme) ; cependant, il ne faut pas oublier que ce mimétisme est un fait anthropologique constaté à l’intérieur de toute société. Et non une tare apportée par le capitalisme.
L’esprit d’une équipe reflète toujours l’esprit de son chef.
On connaît ces sociétés dans lesquelles les enfants ne pleurent jamais -ou très peu- car leurs parents ne crient jamais.(allez voir à Marie-Galante, par exemple).
On connait ces équipages qui sont comme une famille parce que le patron est reconnu comme un pater familias, toutes choses égales par ailleurs.
Quand à l’idée "écologie" de l’auteur. Remplaçons (genre traitement de texte) ses mots "écologie" par "culture" et nous serons d’accord. A condition de considérer que la culture d’une société donnée est l’écologie fondamentale qu’un système social emploie pour répondre aux défis que lui pose l’environnement.
Dans ce sens, l’écologie comme la culture, est détruite par le capitalisme. Par définition le capitalisme est mortifère.
Par contre, l’élan écologiste peut relancer le capitalisme en le teintant de vert (je me rappelle cette époque ’mermesque’ où on avait tout ’à la chlorophylle’, jusqu’aux pneus de ma bécane de gosse qui étaient verts et roulaient bien mieux, bien sûr(si !!!), parce que c’était ’naturel’. Cf le lobby d’Hollywood chewingum et l’american way of life) comme le libéralisme a teinté le capitalisme de dérégulation naturelle, de compétition des marchés.
Je crains de pouvoir prouver facilement que la majorité du lobby écologiste, deep ecology us ET GIEC, ce groupe ad-hoc, facilitent la survie d’une forme de capitalisme bien éloigné de la préservation de l’espèce !
Et cette propagande qui nous fait croire que nous sommes les maîtres du monde et que nous pourrons sauver une planète qui vit sa propre vie et essayera probablement une autre voie de vie que l’espèce humaine pour vivre elle-même plus longtemps. Comme toute bonne propagande, l’écologique est une sauce de raisonnements réels et de bon sens avec des idées fascisantes ; de vraies mesures scientifiques et physiques avec des idées reçues et des références qu’on répète d’étude en étude sans les avoir jamais vraiment vérifiées. D’éléments sociaux et humanistes avec des stratégies de type néocons à la limite dépassée de la consommation forcée.
Relire James Lovelock ?
voilà.
bon vent à tous, camarades, çà vient doucement...’on ne peut pas toujours perdre’, s’pas ?
Marx ne préconisait-il pas d’aller au bout du capitalisme pour mieux et plus sûrement le tuer ? J’attends notre ami Besancenot sur ce point précis. On est amenés à se revoir, non ?  :-)
Hc


le 14 janvier 2009 - 22h04, par SylvainD

Hervé Kempf s’enthousiasme peut-être un peu trop, un peu vite, enfin à mon avis...
J’ai cru deviner Daniel, que tu étais un peu aussi dans mon cas. Croire à la fin du capitalisme me semble un peu naïf malheureusement, la puissance de tir des oligarques comme il appelle nos chères élites, est encore puissante, la plus puissante.
Ce n’est pas d’hier que les "oligarques" de tout poil et toute latitude, pour s’enrichir, détruisent la planète et les peuples, et cela volontairement. Aujourd’hui ils le font plus qu’avant c’est tout, car leurs système et propagande sont plus efficaces, donc provoquent plus de dégâts, et ils doivent trouver plus de contournements et correctifs pour éviter les contestations en masse, mais pas plus.
Quant aux propositions de Kempf, elles sont du bon sens et bien sur souhaitables, mais nos grands argentiers et tireurs de ficelles les ignoreront tant qu’elles le pourront. Et elles le peuvent encore, je le crains.
Les médias comme Le Monde ne les contraindront pas de sitôt non plus, encore un effort Hervé...
SylvainD http://balades.wordpress.com


le 14 janvier 2009 - 21h58, par Sardon

Bonjour,
La publicité en faveur des OGM incluse dans ce reportage est-elle une parodie ?
Elle est tellement grotesque et ridicule qu’il semble difficile de croire qu’elle ait été conçue au premier degré.
Sur quel site peut-on la trouver ?


le 14 janvier 2009 - 21h02

Sortir du capitalisme : s’agit-il de quitter la société de consommation ?
Mais alors, il va falloir aller travailler à vélo, à pied ? Lire un livre quand on regardait la TV ? Vivre, sans portable, dans le soucis permanent qu’il est arrivé un truc grave ? Il faudra porter des vêtements même plus à la mode ? Jouer aux dés, aux cartes, plutôt qu’à la playstation, préférer les escaliers aux ascenseurs, aller faire les courses chez plusieurs commerçants, renoncer aux antibiotiques quand on a pourtant le nez qui coule ?
Pourquoi pas cesser de courir après le temps perdu aussi ?
Non, sérieusement, j’espère qu’il s’agit seulement de critiquer les politiques, les voisins, de dire qu’on est pour ce qui est bon, et même contre les méchants qui sont plus riches que nous : on va pas en plus faire des efforts !

archives "non-officielles" de l' émission de Daniel Mermet "Là-bas si j'y suis" diffusée sur France Inter

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