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Le général Mangin
Le mardi 11 novembre 2008


Avec Nicolas Bancel et Eric Deroo, historiens, retour, ce 11 novembre 2004, sur l’histoire du colonialisme et l’utilisation des "forces noires" par l’armée française durant le première guerre mondiale.
Chronique d’un racisme ordinaire...


Liens :
-  Education : 220 000 euros par an pour surveiller l’opinion
Retrouvez l’article de Chloé Leprince sur le site de Rue 89


Programmation musicale :
-  Tobo et les flammes : La chanson de Craonne
-  Georges Brassens : La guerre de 14-18


Livres :
-  Nicolas Bancel : La République coloniale : essai sur une utopie
éditeur : Albin Michel
-  Félicien Challaye : Le livre noir sur le colonialisme
éditeur : Les Nuits rouge
-  Sous la direction d’Adame Ba KONARÉ : Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du président Sarkozy
éditeur : La Découverte (2008)




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Lister les 7 émissions de la série

Vos réactions à cette émission

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le 30 août 2010 - 11h07

Eh non, les blancs ne sont pas responsables de tout...

Lyautey est bien vénéré au Maroc, la colonisation a quand même développé les pays d’Afrique.

Rappelons quand même que c’est les colonisateurs européens qui ont mis fin à l’esclavage en Afrique, esclavage pratiqué par les musulmans ; ces même musulmans qui viennent aujourd’hui nous faire des leçons !


le 26 janvier 2009 - 18h28, par Peter Krauss

Pour Maurice :
Je travaille actuellement sur l’aspect absurde et révoltant de nombreux noms de rues à Paris et ailleurs...
Tout ce que vous dites m’intéresse. J’ aimerais bien réutiliser certaines de vos citations mais il me faudrait les références exactes.
Merci d’avance.
PK


le 2 décembre 2008 - 18h55, par Bernard

Comment est-il possible que Mangin et meme Foch soient Avenusés dans certaines villes ?
Leurs noms devraient plutôt être attribuer aux allées des abattoirs.


le 16 novembre 2008 - 14h26, par Piau Maurice

MANGIN (GENERAL) :
Ce militaire vécu ses grands moments en 14-18. Il fut ainsi décrit par un de ceux qui eurent la grande joie de servir sous ses ordres :
« C’était la brigade Mangin, troupe d’élite évidemment sous le commandement d’un tel chef, brave entre les braves ».
(Tocaben - « Virilité - Au front de la grande guerre ».
Ed. Flammarion - 1931).
On peut noter que l’auteur de l’ouvrage ci-dessus mentionné était un Français de race blanche.
Mais voyons un peu les autres.
L’un des buts du général Mangin était d’envoyer au combat des individus un peu moins blancs, ce qui « permettrait d’épargner dans la mesure du possible du sang français ».
Il lancera ainsi une campagne d’incorporation au Soudan, en Haute-Volta et en Côte d’Ivoire, et emmènera au combat sous le nom de « tirailleurs sénégalais » plus de 170 000 hommes après que ceux-ci aient été incorporés... de force (et ça, on n’en parle pas souvent).
Il aurait accompagné l’envoi d’un contingent de troupes africaines vers les champs de bataille de la première guerre mondiale du commentaire suivant : à consommer avant l’hiver, ne supportent pas le froid.
Et c’est en compagnie du général Nivelle qu’il enverra à la bataille le 22 avril 1916 noirs et Arabes qui seront - et ça s’arrose ! - les premiers gazés de la Grande Guerre.
Des milliers d’autres seront massacrés en première ligne au Chemin des Dames, pour le premier choc, et ce afin de tester la qualité des positions ennemies.
C’est en avril 1917 que l’on sut que lesdites positions étaient très bonnes, et le général Nivelle fit alors continuer l’offensive, qui envoya ad patres 45 % des effectifs, ces derniers devant subir obus et mitraille sous les flocons de neige...
La presse de l’époque n’en fit pas état, et l’opinion publique ne conçut pas un seul instant que ces hommes soient arrivés au combat sous la contrainte pour y être massacrés.
C’est au cours de cette guerre que Mangin devint broyeur de noirs tandis que l’autre général devint le boucher Nivelle, et c’est en mai 1917 que les soldats se révolteront contre ce dernier, qui sera destitué.
Ce que l’Encyclopédie Hachette Multimédia de 1999 commentera ainsi :
Il sera mis un moment en disponibilité après l’échec de l’opération Nivelle sur le Chemin des Dames.
Et les mutins seront fusillés. (Mais contrairement à ce que les mauvais esprits pourraient croire, ce n’est pas de là que vient le mot « niveler ».
Quoique ce verbe ait une signification très représentative de ce qui advint aux militaires qui étaient sous ses ordres à l’époque)
On peut ajouter à cette belle histoire que c’est en 1973 que le président Pompidou décida que les documents historiques de 14-18 ne seraient pas rendus publics avant 2014 (Arte le 06.11.98).
Alors que l’histoire des « broyeurs de noirs » est connue, elle, depuis bien longtemps, on peut imaginer la délicatesse de ce l’on veut continuer à nous cacher...
Nous croyons savoir qu’il restait en l’an 2000 quatre anciens tirailleurs sénégalais vivants.
Quant à ce qu’ils touchent comme prime d’anciens combattants, nous vous laissons rêver ...(elles seront enfin revalorisées en 2006...)
Et pour continuer à rêver, sachez qu’il existe à Paris dans les beaux quartiers une avenue du général Mangin... dont l’hygiène est assurée par des employés de la ville de Paris aux origines assez fréquemment africaines.
Comme quoi ils nous aiment bien...


le 12 novembre 2008 - 20h08, par Rodriguez

Salut Daniel et l’équipe,
Peut-on savoir à quand une émission sur l’Angolagate ?


le 12 novembre 2008 - 11h29, par Reveric

Bonjour à l’équipe,
Et si vous évoquiez dans une émission Jaurès.
Jaurès et son assassin.
Car Jaurès c’est la lutte contre cette guerre, en pure perte ?
Qu’est devenu l’assassin de Jaurès ?
bien à vous
E. R.


le 12 novembre 2008 - 10h44, par Reveric

un livre : DE VERDUN A CAYENNE de Michel Valette.
Préface d’A. Jacquard.
Edition Collection du cannibale.
La grande histoire d’un français ordinaire plongé dans la première guerre mondiale qui se relève être un héros : non pas un héros guerrier mais un précurseur des temps moderne, un héros de la non-violence.
Le soldat Robert Porchet qui après les batailles de Verdun et du fort de Vaux décide en appliquant ses principes de déserter.
Dénoncé et jugé il est expédié pour 17 ans avec les " droits communs" au bagne à Cayenne, les camp de la mort par le travail la maladie et la faim de la république Française de l’époque.
Une biographie romancée d’après d’après un manuscrit authentique de R. Porchet 1891 - 1964 : " notre pain... avec de l’eau"
Rober Porchet n’est toujours pas réhabilité. Comme combien de ses camarades d’infortunes ? 1000 ? 2000 ? 3000 ?
Est-ce ainsi que les hommes vivent ?


le 12 novembre 2008 - 09h29, par Monique Faure

Désolée, il ne s’agit pas du général Mangin, car je vais seulement maintenant écouter l’émission. Mais je suis trop en colère... d’avoir écouté Demeurand ce matin cirer le parquet devant la présidente d’Aréva... et faire semblant d’oublier le gâchis nucléaire financier en même temps que les déchets.
Je remercie M. Lhomme d’avoir essayé d’apporter la contradiction, mais il était un peu esseulé et on lui a vite coupé le micro.
Honte à Demeurand, et à ce pseudo journal ! Qui touche sûrement une grande partie de la population... un peu aveugle.
Les médias sont vraiment à la botte.
Monique


le 12 novembre 2008 - 09h02, par Rodriguez

Merci pour cette émission.
Le peu de commentaires après la rediffusion de cette émission témoigne que beaucoup de Français sont hypocites et font semblant de ne rien voir ni savoir.
Alors que les émissions sur leur argent (professeur LORDON) et autres sujets, les rendent si loquaces.
Honte à nous...

archives "non-officielles" de l' émission de Daniel Mermet "Là-bas si j'y suis" diffusée sur France Inter

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