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Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières (2)
Le lundi 10 novembre 2008


A la demande générale, on continue aujourd’hui avec Frédéric Lordon, chercheur au CNRS et économiste, qui répond aux questions que vous vous posez sur les crises financières.


Lien :
-  Bon plans : Concert et danses
L’histoire démarre en 2000 dans les bidonvilles Roms de Kezmarok en Slovaquie, à l’initiative d’Ivan Akimov (musicien professionnel) et d’Helena Akimova (éducatrice de rue) pour aider, à travers la musique et la danse, les jeunes Roms en difficulté.
Le groupe rencontre un vaste public en Slovaquie, puis en République Tchèque, Hongrie, Pologne, Suisse, France ....
10 nov. 2008 20:00
Centre Culturel du Pavé Blanc -Clamart
11 nov. 2008 18:30
Grand Hall du parc Montreau - Montreuil sous Bois


Livre :
-  Frédéric Lordon : Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières
éditeur : Raisons d’agir (2008)




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Lister les 61 émissions de la série

Vos réactions à cette émission

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le 20 décembre 2008 - 05h21, par flow

Pour les fans de notre Professeur Lordon bien aimé.
Sa Grande Leçon "Face à la crise " en video :
-  http://hussonet.free.fr/facecris.htm


le 27 novembre 2008 - 14h17

Regardez nos dirigeants, les bien-disants économiques, notre président en premier chef, plutôt que de s’étouffer de honte, s’enterrer sous les excuses, reconnaître leurs erreurs, regardez les briller en haut de leurs sommets économiques à la recherche d’une solution évidemment introuvable.
Ils vivent leurs derniers moments avec leurs raisonnement à court terme, leurs rendements insupportables, leurs consommations de matières premières intenables.
Tel le soleil, ils déclinent des sommets vers l’horizon, et comme le soleil au crépuscule, ils brillent fort avant de disparaître. Et pourtant, plus la crise s’amplifie, plus les cons brillent de discours rassurants.
Ce qui se passe en ce moment est un peu l’épilogue d’un livre qui s’intitulerait ’le crépuscule des cons’. ils disparaîtront bientôt. ouf, bon débarras. on entendra bientôt plus parler de ces cons là.
Oui, mais le con guette. qui seront les prochains penseurs, les prochains preneurs de toges qui nous endormirons sous de beaux discours ?
Veillons, les amis, à ne plus ouvrir la porte aux cons.
Et pour le modèle économique, pourrait-on s’inspirer du modèle de Linux ?
Pour les services :
Un produit développé par une communauté bénévole pour le compte d’une entreprise commerciale, distribué gratuitement, aidée par des dons. La valeur ajoutée de la société commerciale est en en aval du produit (installation, formation, etc...). ceci peut fonctionner aussi pour la recherche & développement pour trouver des solutions efficaces à notre crise environnementale.
et pour me faire plaisir :
-  des match de foot où celui qui marque un but passe dans l’autre camp,
-  des compétitions sportives où seul l’individu est reconnu et pas sa nationalité
En résumé : tous ensemble plutôt que tous contre un.
Efficace, et en plus, ça fera chier les cons.


le 18 novembre 2008 - 07h33, par Agatoï

Bonjour, suite à cette émission j’ai regardé sur un site de vidéos en ligne "l’argent dette" (mentionné dans l’émission).
D’abord je suis loin d’avoir tout compris, ensuite cette vidéo a été vue environ 120 000 fois (toutes versions confondues), enfin M. Frédéric Lordon a émis des réserves sur ce document.
Le moment est peut-être venu de commenter ce film de façon critique, soit en vidéo, en radio, ou par écrit.


le 15 novembre 2008 - 15h22, par Sardon

Bonjour,
Frédéric Lordon (pour lequel j’ai beaucoup d’admiration) dit qu’il a beau chercher autour de lui, il ne trouve pas le "Marx du XXIè siècle". C’est donc qu’il n’a pas entendu parler de Michael Albert et du "Parecon".
Michael Albert est un intellectuel états-unien proche de Noam Chomsky ; c’est à la fois un économiste et un philosophe (pour faire court). Il a développé le concept d’"économie participative" (en anglais, Par ticipatory Econ omics, ou Parecon). On peut résumer ce concept comme suit :
"Participatory Economics (parecon for short) is a type of economy proposed as an alternative to contemporary capitalism. The underlying values parecon seeks to implement are equity, solidarity, diversity, and participatory self management. The main institutions to attain these ends are workers and consumers councils utilizing self management decision making methods, balanced job complexes, remuneration according to effort and sacrifice, and participatory planning."
Traduction :
"L’économie participative (ou Parecon en abréviation) est une théorie économique qui se veut une alternative au capitalisme actuel. Les valeurs sous-jacentes que le Parecon s’efforce d’accomplir sont l’équité, la solidarité, la diversité, et l’autogestion participative. Les principaux moyens d’atteindre ce but sont l’utilisation par des conseils de travailleurs et de consommateurs de méthodes autogestionnaires de prise de décision, les ensembles de tâches équilibrés, la rémunération en accord avec l’effort et le sacrifice fourni, et la planification participative."
(Ma traduction n’est sûrement pas très bonne ; j’ai donc laissé le texte original, afin d’inviter quelqu’un de plus compétent que moi dans ce domaine à corriger des erreurs éventuelles.)
Pour plus d’information (en anglais seulement, désolé) :
-  http://www.zmag.org/znet/topics/parecon
-  http://www.zmag.org/zparecon/parecon.htm
Il serait intéressant de savoir si M. Lordon a une opinion sur ce sujet, et, si oui, laquelle.
Merci !


le 15 novembre 2008 - 10h03, par no pasaran

Salut prof,
Juste une remarque pour changer de modèle économique nous avons déja quelques pistes.
Par exemple à Santiago il existe une banque du temps. Les habitants désargentés échangent des services. Certes il y a peu de chance que le système se généralise (ne serait se parcqu’il n’est pas taxable par l’état !!!)


le 14 novembre 2008 - 23h06, par AlterGouvernement

Nos gouvernements devraient être remplis de personnes comme Frédéric Lordon (cnrs et compagnie) plutôt que ces pingouins de l’ena...
Mais bon pour ce que j’en dis :)


le 14 novembre 2008 - 19h18, par Gologe

Après lecture de vos commentaires à tous apportés ici, je constate qu’ils ont la même importance que l’intervention de F. Lordon, elle même...
Il y avait un avant Lordon, il devrait subsister un « après ».
La qualité de cette émission m’a paru d’une telle profondeur, vos commentaires si bien argumentés, que je l’ai diffusé à tous mes proches (copier/coller de l’émission et de vos commentaires)
Voici : Je suis un démocrate (le terme est la mode) de droite, affichant une couleur « camaïeux » . Il y a les gauchers contrariés... il existe une droite contrariée... j’en suis... L’émission « là bas si j’y suis » traitait de finance... et comme je ne sais pas balladodiffuser, et devant ce manque abyssal de la chose informatique, je vous transmets la transcription d’1 interview de D.Mermet et F.Lordon, très intéressante.
A faire suivre sans modération.
Fin de mon email groupé.
Je vous invite à en faire autant... il faut que tout le monde sache, s’il y a une alternative à la crise et à la dégradation financière, il existe des réponses et donc des solutions...
Nos décideurs (de notre banquier local aux sbires de Bercy) doivent "savoir que l’on sait". Exit nos bannières politiques et nos chapelles, bref, nous sommes murs pour une certaine écoute, pour émettre nos idées, pour influencer aussi...
Dire que le PS, nombriliste et « Rémois » à souhait, rate ce coche aussi important qu’est la crise financière (je ne suis pas de gauche), dire aussi que les effets d’annonce de C. Lagarde, d’une droite exécrable dans sa consensualité, dans la suffisance de son quant à soit, en disent long sur l’état d’esprit de ceux qui nous gouvernent ou devraient nous influencer.
Cet état de fait devraient nous réunir au-delà de nos clivages, nous souder, régénérer nos vraies valeurs...
En synthèse, après ces deux émissions, d’accord ou pas, on se couchera moins idiot certes, mais si l’on est d’accord avec les propos de F.Lordon... il parait indispensable de le faire savoir au plus grand nombre.


le 12 novembre 2008 - 22h33, par Lambda

Permettez moi, Monsieur Lordon, de vous remercier. En vous lisant ou en vous écoutant sur France-culture, j’ai presque cru être devenu intelligent ! et ce, grâce à la cohérence, la clarté de votre pensée et la précision de son expression.
Un « lambda » comme moi se pose des questions ...
Comment les politiques et les experts ne semblent ils pas appréhender les causes des désordres avant l’irréparable ?
1) Pourquoi des échanges de gré à gré plutôt que sur des marchés réglementés ?
2) Quelle est l’utilité des marchés continus ? 4 cotations par jour, tenant compte des fuseaux horaires, ne permettraient ils pas une plus grande efficience des marchés et une plus forte représentativité des cours ?
3)A quoi servent les paradis fiscaux ? Avantages et inconvénients à mettre en balance.
Sans avoir la prétention de les faire disparaître, ne pensez vous pas qu’en réservant l’accès à « SWIFT » aux banques et sociétés respectant un cahier des charges, impliquant, en particulier, l’identification des opérateurs et donneurs d’ordres, on limiterait leur activité ; idem pour les sociétés de clearing.
4)Oui la spéculation est une activité qui favorise la liquidité, mais est il raisonnable que les mouvements sur devises représentent 1000 fois les besoins du commerce international ? La liste n’est pas exhaustive, .......
J’espère que votre emploi du temps vous permettra de m’accorder quelques minutes pour une réponse.
Soyez assuré de toute ma considération.


le 12 novembre 2008 - 21h42, par alex

Pour une utopie monétaire, qui n’est pas une utopie puisque ça fonctionne :
-  http://www.sol-reseau.coop/
La monnaie Sol part d’un constat simple : les fonctions originelles de la monnaie se sont noyées dans les dérives spéculatives. De moyen, la monnaie est devenue fin. Ainsi, plus de 98% des transactions monétaires journalières (1174 milliards USD) sont dus à la spéculation sur les monnaies et non à des échanges de produits ou de services réels.
De là est donc née l’idée de créer une monnaie complémentaire qui reviendrait aux fonctions de base de tout système monétaire...


le 12 novembre 2008 - 17h18, par Gus

Tout le monde trouve génial et limpide, je trouve ça chiant et imbittable
Je sais pas de quoi ça parle
Je fais l’hypothèse que les seuls à qui ça plait le disent. Enfin, ça coûte pas cher au service public...


le 12 novembre 2008 - 16h24, par glattering

Bonjour,
Je découvre en fait l’émission là bas si j’y suis avec ces deux émissions, en recherchant des exposés de M Lordon, dont j’avais beaucoup aimé la pédagogie et la clarté dans quelques articles du monde diplomatique. Depuis, j’ai réussi à recoller pas mal de petits bouts de compréhension entre eux, même s’il persiste des zones d’ombre.
J’ai encore, là tout de suite, deux interrogations qui me viennent suite à l’écoute de cette émission :
1) Si les bourses sont des entreprises privées, parfois elles mêmes cotées en bourse, d’où tirent elles leurs profits ?
Par ailleurs, quelles dynamiques créent elles en voulant atteindre leur objectif de profit ?
2) Au sujet des banques qui ont fait crédit aux emprunteurs peu ou pas solvables (les fameuses subprime), quel intérêt avaient elles de prêter sachant cela ?
Où réside par ailleurs leur intérêt de prêter puis d’avoir recours immédiatement à la titrisation ?
Merci et bonne continuation ! De mon côté, je fais passer l’info autour de moi qu’il existe des émissions salvatrice pour l’esprit !
glattering


le 12 novembre 2008 - 15h36, par tiaa

Je cite Frédéric Lordon, le professeur en peau de lapin :

« - Il y a un débat qui est en train de monter en puissance dans - je ne sais pas comment il faut dire - la blogosphère de gauche, dans les milieux de gauche critique, de réflexion radicale, et qui a pour support, en particulier, un petit film fait par un Canadien qui s’appelle Paul Grignon et qui s’intitule “Money as Debt”, l’argent comme dette. Et alors, c’est un débat qui est absolument passionnant, qui soulève des enjeux fondamentaux. Je voudrais faire un amical salut à des personnes qui font vivre ce débat en France qui sont André-Jacques Holbecq et Etienne Chouard, qui sont des amis que j’aime beaucoup et avec qui j’ai beaucoup de désaccords et notamment sur cette question. Parce que ce qui est dit dans la vidéo en question - je sais que je ne vais pas me rendre populaire, là - soulève un très grand nombre de problèmes très délicats. Très grand nombre et très délicat, ça veut dire qu’on ne peut pas en parler maintenant. Voilà, c’est clair, je refuse de plonger dans ce débat, car il est d’une telle complexité qu’il faudrait lui consacrer des séances entières. Pour l’instant, je me sens requis à 100% par la crise financière, qui n’est complètement étrangère à la question de la création de la monnaie, cela va sans dire, mais qui est un sujet un petit peu différent tout de même. Même si on peut les connecter, je me mets en réserve de tous ces débats pour y entrer dans des bonnes conditions, c’est pas maintenant. J’en suis désolé, je ne peux que laisser les auditeurs sur cette impression couci-couça, en disant que j’ai de grandes réserves vis à vis de toutes ces thèses et sans pouvoir dire lesquelles. C’est un peu rageant, je le reconnais. »

André-Jacques Holbecq
Etienne Chouard
En effet, j’ai été très frustré de ne pas avoir son avis sur cette fameuse vidéo (52 min) Alors, M. Mermet, quand ré-inviterez-vous M. Lordon pour nous expliquer ce qui ne colle pas ? Je voudrais vraiment le savoir !


le 12 novembre 2008 - 15h33

Aux employés de défendre leurs acquis en sachant que les arrêts de travail ont surement une histoire.
Je présume qu’un individu fébrile, anxieux ne doit pas être efficace au travail.
Encore faudrait-il un soutien syndical ?


le 12 novembre 2008 - 12h38, par tit

Lien vers un article intéressant d’Acrimed sur l’intervention de Frédéric Lordon sur France Culture (au sujet de la crise) :
-  http://www.acrimed.org/article2998.html


le 11 novembre 2008 - 19h05

Le capitalisme c’est la tendance de celui qui produit du blé de répartir sa récolte en trois tas :
Le premier à manger de suite
Le 2é pour la récolte de l’année prochaine
et le 3é pour spéculer.
Celui qui a fait une meilleure récolte mange bien ,sèmera bien et pourra nourrir un tiers ou garder pour lui. Il peut aussi le cacher pour ne pas partager, il peut surveiller ceux qui n’ont pas assez ou ont trop mangé (cigale ?). En leur donnant il crée la dette au lieu du don.
Mais pourquoi donner si celui qui reçoit ne fait attention à son propre avenir. Une seule réponse si tu as eu la chance de naître en bonne santé, de vivre et ou de survivre jusqu’à l’endroit où tu es devenu autonome, tu dois pouvoir partager si tu en as assez. Tu dois partager pour le jour où devenu dépendant on se rappellera que tu avais partagé.
Tu dois partager pour que ton enfant devenu faible ou faible de naissance soit pris en charge.


le 11 novembre 2008 - 18h49, par gueulante

Bonjour la France,
Bon, après un gros travail, vous pourrez trouver en version MP3 courte, les passages de l’acte 1 de cette émission géniale de Daniel !
On vous a fait un travail assez sympa. Tout est bien sur www.gueulante.fr
A bientôt,
JD
L’equipe (épuisée)
gueulante.fr


le 11 novembre 2008 - 18h34

L’émission et l’analyse sont passionnante et très intéressante.
Merci Frédéric Lordon de montrer que le CNRS est une institution utile et indépendante ... jusqu’à quand ?
On pourrait aussi dire que c’est à cause de gens comme toi que le gouvernement veut démanteler le CNRS !!! Tenons bon pour une recherche indépendante dans tous les domaines.
Merci à toute l’équipe de l’émission.


le 11 novembre 2008 - 12h33, par Stéphane

Bonjour,
Je suis AMG depuis quelques années et souhaite vous dire MERCI.
Stéphane


le 11 novembre 2008 - 10h39

Bonjour,
Merci pour vos émissions, qui permettent comme dirait l’autre "de descendre de vélo pour se regarder pédaler".
Saine observation et introspection sur ce (ceux) qui nous entourent et toute cette mécanique économique dont on comprend mieux pourquoi elle est peu enseignée de manière générale (pas de vraie instruction civique sur ce point).
Une question musicale. L’émission du 10/11 s’ouvre sur un morceau vocal poignant (çà ressemble assez aux harmonies qu’on trouve dans le spectacle Gumboots (Afrique du sud)).
Pouvez vous m’en donner la référence ?
D’avance merci, et encore bravo.
PS : maintenant que j’y pense peut être il y a t-il un rapport avec le décès de Myriam Makeba...


le 11 novembre 2008 - 10h27, par Damien Martin

Merci à Frédéric Lordon pour ses explications sur les fondements du capitalisme financier et la crise.
Je partage ses craintes quant à la possibilité qu’a le capitalisme de "muter" ; et, il est fort possible qu’il y ait une résurgence de ce système sous une appellation autre que "capitalisme" ou "libéralisme".
Néanmoins, l’économie n’étant pas une science, il est impossible de "prédire" comment une situation peut évoluer. Et si, malgré tout, c’était le début de la fin du capitalisme ?
J’ai une question : si ce n’est pas la fin du capitalisme, la crise actuelle ne va t-elle pas légitimer la montée en puissance des fonds souverains ?
Question subsidiaire : N’est-il pas à craindre qu’un capitalisme axé sur les fonds souverains ne conduise à des comportements de plus en plus nationalistes, voire impérialistes de la part des grandes puissances ?


le 11 novembre 2008 - 05h34, par PireHaleine

J’ai écouté la seconde émission avec la participation du "professeur" Frédéric Lordon et ma conclusion (personnelle) c’est de continuer le combat syndical engagé.
Merci à "Là-Bas Si J’y Suis" pour ces grands moments radiophoniques, merci encore !


le 11 novembre 2008 - 03h25, par Flyskippy

Merci France Inter et Mr Mermet pour vos émissions.
Étant étudiant en économie, je me délecte tous les jours de vos émissions pas seulement celle avec notre "professeur Lordon".
Mr Lordon explique certain concepts avec une fluidité étonnante.
Il permet à tous de comprendre des concepts tel :
-  la baisse tendancielle du taux de profit
-  le fonctionnement de la bourse. Je savais même pas (honte à moi que la bourse était un organisme privé)
-  etc,..
Et cela sans jamais être obligé de sortir son dictionnaire anglo-économique afin de déchiffrer les "credit crunch, les CDS, les couvertures" dont nous abreuvent les journaux sans jamais les expliquer.
Mais j’aimerais Mr MERMET que vous invitiez maintenant, un économiste néolibéral.
Pas n’importe lequel, bien sûr. Un courageux, cultivé (vraiment au courant des théories alternatives et qui les aurai étudié (pas dans le métro avant de venir sur le plateau). Et surtout ouvert d’esprit.
Je suis sûr que cela doit exister quand même afin qu’il nous donne aussi son avis sur les choses.
Car y’en a marre des chiens de garde de l’UMP, ou des différentes sociétés du CAC40 venus nous vendre leur soupe.
Tiens j’y pense, mais où est passé Alain Madelin et sa Démocratie libérale dans les année 90, il était seul avec notre cher baron à parler comme les LUCAS, FRIEDMAN, GRENNSPANN et autres mais depuis les choses on bien changées...
Car je trouve que les journalistes, chroniqueurs, présentateurs télé, hommes politiques, économistes nous imposent trop souvent l’idée suivante :
D’un côté :
-  réformateurs=les libéraux, hommes modernes au courant du fonctionnement des mécanismes, aux affaires, avec l’expérience du terrain, apportant des idées de progrès.
D’un autre côté :
-  sociaux démocrates, marxistes, alter mondialistes = archaïques, passéistes, hippies, patron d’une ferme de jus d’artichaut bio sur le plateau du Larzac, hippies, ancien de 68 mal vieillis, adorateur de Fidel Castro ou Joseph Staline, où de notre "père de la révolution Kim".
Alors que ,je n’ai jamais vu personne sur un plateau renvoyer à la face d’un Fitousi, Attali ou autres néo libéraux, les expériences des "dictatures droitières" espagnole, chilienne, argentine, brésilienne, sud-africaine, colombienne, et j’en passe et des meilleures.
Les COCOS n’ont pas le monopole de la dictature et la cruauté.
(J’espère que Giscard me fera pas de procès en plagiat)
On ne nous opposent pas des arguments, on dit tout de suite.
"VOULEZ VOUS REMETTRE EN PLACE LA RÉVOLUTION BOLCHEVIK ET LES COOPÉRATIVE YOUGOSLAVES"
Pour prendre la métaphore d’un plateau de fromage que nous servent les média. Pour l’instant on n’a que camembert.
Qui en plus d’être :
-  le seul fromage valable (les autres vous rendrons malades si vous en mangez, si,si),
-  il est le plus goûteux,
-  est celui qui se conserve le plus longtemps,
-  celui qui vous donne le plus d’apport en vitamines et sels minéraux
-  et le moins gras. MAIS VOYONS...
L’histoire, nous a pourtant montré que les hippies "altermondialistes" avaient finalement au raison au moins sur une chose :
-  les impacts négatifs l’environnement seront à terme catastrophique pour l’économie (appelé échec de marché que les libéraux connaissent aussi mais minimisent l’impact dans leur théorie.)
On a pris 25ans pour intégrer leurs idées dans les décisions économiques et politique.
J’aimerais qu’il y ait enfin un débat économique sain. Où tout le monde pourrait apporter ses idées sans être tout de suite taxé de gaucho, facho, ignorant, rêveur.
On dit bien que l’économie politique est la science des choix, Mr MERMET continuer de nous donner ce pluralisme (avec des gens intelligent seulement) de tous les horizons comme vous le faîtes si bien.
Mais sur la crise, j’aimerais entendre ce qu’on a dire les libéraux si "géniaux d’habitude".
Pour terminer, j’aimerais employé une métaphore footbalistique car l’économie me fait toujours penser un peu penser aux joyeux débats de comptoirs du foot.
Où l’on a ces mêmes schémas tactiques/effets de mode qui se sont succédés au gré des succès de grandes équipes/nations.
En 58, on a eu le "WM" de la Hongrie et Brésil, puis le catenaccio de Herrera du grand Inter Milan de 60, le 4-4-2 des années 80, au 3-5-2 des année 2000.
Qui à chaque fois "ringardisaient" les pauvres entraineurs qui ne s’y pliaient pas.
Mais sans jamais se poser les vraies questions :
-  Est ce applicable partout, à tout moment, en tout lieu ?
-  Si il n’y avait pas eu PUSKAS, GARRINCHA, PELE, CRYUFF, ZIDANE, MARADONNA dans ces équipes, ces systèmes auraient ils vu le jour ?
-  Tout le monde peut il avoir les mêmes résultats en adoptant ces systèmes ? Du footballeur du dimanche aux équipes d’élite.
MON SYSTÈME EST IL UNE LOI D AIRAIN COMME DISAIT FERDINAND LASSALE, UNE LOI DE NATURE ÉCRITE DANS LE MARBRE ?
Il existe simplement autant de stratégies qu’il existe de stratèges, de spectateurs-stratèges et donc de moyen de gagner par rapport à son effectif.
Alors les questions qu’il faudrait se poser seraient :
A t on toujours raison face à la meute ? On pourrait répondre à cela :
-  "quelques fois, parfois, pas toujours"
A t on toujours raison quand on est avec la meute ?
On pourrait répondre encore comme ceci :
-  "quelques fois, parfois, pas toujours"
Mais simplement, la meute nous prive d’une chose notre capacité de réflexion et notre libre arbitre.


le 11 novembre 2008 - 01h40, par Olivier

Merci pour partager ce point de vue, vigorant et revigorant.


le 11 novembre 2008 - 00h03, par jefresi

Si Monsieur LORDON a une grande culture et beaucoup de perspicacité, il ne comprend pas tout et heureusement !
La crise dans laquelle le capitalisme nous plonge pourrai avoir une analogie avec les famines d’antan mais juste limité... à la terre entière !
Mais son incompréhension de la baisse tendancielle du taux de profit qui n’est qu’une des lois économiques découverte par Marx n’est pas étonnante. Car s’il avait lu correctement le-dit auteur il aurait compris ce qu’est le travail vivant opposé au travail mort : le salarié au capital.


le 10 novembre 2008 - 22h48, par Sergio

Buongiorno tutto,
450 milliards de dollars pour relancer la machine capitaliste chinoise (il s’agit de ne pas trop perdre de points de PIB) cela représenterait environ 8% de leur PIB.
Soubresaut immédiat des bourses asiatiques.
Pourquoi réunir le G4, G8,G20 ? Pour discuter d’un énième plan de relance économique ou beaucoup plus complexe, pour repenser le système capitaliste, alors qu’il suffit d’injecter des milliards dans les rouages du système pour qu’il redémarre.
En ce moment je lis le manuscrit d’un ami, concernant entre autre, la loi de la baisse tandentielle du taux de profit, et bien d’autres théories économiques mais bien loin de l’analyse qu’en a donné le professeur Lordon à l’antenne.
Nous sommes une poignée à penser à l’après capitalisme, sur un plan éminemment politique, et pourquoi le cacher, en terme d’économie-politique.
Le mécontentement généralisé, individualiste en diable, additionné aux individus atomisés que l’on transforme en programme clé en main, pour un avenir radieux, ça existe ?
Une réflexion sur les possibles (raisonnables ou utopiques qu’importe), ensuite le moment d’une conjoncture exceptionnelle (un nombre de mécontents, deux, trois milliards de femmes et d’hommes, ça nous changera des milliards de dollars ou des euros que l’on sort du chapeau) fait basculer l’édifice de la dictature économique : la Gouvernance, les politiciennes et les politiciens décrédibilisés, bonimenteurs ridicules, chercherons refuge chez leurs amis financiers ruinés.
Un hic, de taille il faudra une bonne cinquantaine d’années pour substituer un programme (pas du tout clé en main) au système capitaliste (ce système a déjà au compteur, voyons voir, les phénitiens inventeurs des bases du commerce moderne, jusqu’à 2008 fin du capitalisme, un peu plus de cinq mille ans, ah ouais quand même !)
Donc il faut foutre en l’air ce système, mais comme la nature a horreur du vide, il sera remplacé par... J’espère que le système qui le remplacera ne sera pas pire que ce foutu système (comme disait Aguigui Mouna) caca-pipi-capitaliste.
Bonjour chez vous


le 10 novembre 2008 - 21h24, par Dragonetti

J’avais le cul bien au chaud derrière mon burlingue, pour rester concentré je m’étais attelé à une tâche absolument débile genre classement de dossiers par ordre alphabétique, j’avais mis le casque pour plus de sécurité : et hop ! en route pour le cours du Lordon bis.
Y’a des moments comme ça d’extrême jubilation, de décrassage du cortex, de décillement cosmique où la vie paraît plus claire qu’une chazal.
J’étais tellement happé par la leçon du Prof que le téléphone pouvait sonner, mon collègue me solliciter, mon immeuble de 7 étages s’effondrer suite à l’attaque soudaine d’un biplan frappadingue, j’étais irrémédiablement agrippé à ma radiophonique barricade. Plusieurs heures après, j’ai encore des échardes sous les doigts.
Rien que pour ces moments-là, moi j’ai pas honte de le gueuler : vive la crise !
Et surtout qu’elle dure, qu’elle y aille crescendo, qu’elle joue de tous ses effets la garce, pour qu’en face, on ait le temps de faire gentiment monter notre pression à nous.
Allez ma cocotte, joue-nous du sifflet ! Continuez, continuons, c’est quand ça monte que c’est le meilleur...


le 10 novembre 2008 - 20h48, par papaillubx

Formidable intervention de Frédéric Lordon qui ajoute à la clarté une lucidité et une perspective historique à mille lunes des fadaises médiatiques.
Il donne envie de comprendre, apprendre, transmettre, échanger, la vie quoi !
On paierai cher pour un débat un peu épicé en prime time avec Attali, Woerth, Parisot etc...

archives "non-officielles" de l' émission de Daniel Mermet "Là-bas si j'y suis" diffusée sur France Inter

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