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Casino : le smic de la peur
Le lundi 7 janvier 2008


Aujourd’hui, avec François Ruffin, on va à la petite épicerie du coin de la rue, à Arras, dans le Nord de la France.
Christophe et sa femme, Katie, sont gérants d’une superette Casino. Ils nous racontent comment ça se passe dans les coulisses de ces petites épiceries de quartier...


Lien :
-  "Rien ne va plus pour les gérants des supérettes Casino"
L’article de Marie Dupin paru dans Rue89


Programmation musicale :
-  Téléphone : La bombe humaine




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Vos réactions à cette émission

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le 16 mai 2010 - 11h01

Le titre lui-même démontre une fausseté ; car très peu de gérant petit casino font un smic ! même en ne calculant pas les horaires, les fins de mois sont à l’image de la farce rémunératrice ; Vous vous plaignez ? les dirigeants vous font comprendre que c’est de votre fait / FAITE DES HEURES, ouvrez pendant les heures de repas, les dimanches, fermer à 21h. Leur argument " votre chiffre est le reflet de votre travail et de votre ardeur ( si nulle ! ne vous en prenez qu’à vous même !!Le service commercial est là pour vous épauler ! mais d’eux vous ne recevez que reproche et menace à peine déguisée ! sachez en parlez entre vous gérant, sachez que plus vous en parlez entre vous et plus le groupe commercial sera décontenancé devant votre partage d’information. C’est un premier pas ! mais il a son effet


le 16 avril 2009 - 21h16, par CELINE

Je suis chez petit casino depuis 9 ans. Au début mon mari et moi étions co-gérants mais le salaire minimum ne nous suffisait pas nous avons repris un deuxième magasin distant du premier de 7 km.
Au final à nous deux nous avons remplacé deux couples mais nous n’avons pas eu double salaire pour autant (1400 pour une co gérance) et 1000 euros pour une gérance seule ! C’est à dire 2000 euros au lieu de 2800.
Nous avons gardé les 2 magasins 2 ans, beaucoup de sacrifices pour pas grand chose !!
Aujourd’hui, je suis gérante seule et mon mari est employé à hyper casino. On gagne plus et comme il fait ses 36h On peut de nouveau passer du temps ensemble et avec nos deux petits de 5 et 7 ans.


le 20 janvier 2008 - 10h23, par Anthon

L’émission est formidable, mais il faudrait que les gérants aussi acceptent de s’organiser au sein d’un syndicat intègre au lieu de se cacher derrière les autres.


le 20 janvier 2008 - 10h21, par Anthon

Je voudrais réagir au message de KACKY21, il parle de ce qu’il ne connaît pas, il y a à peine 40 magasins environ qui gagnent bien leur vie sur 2200.
Et le logement de fonction dont il parle, dommage que nous ne puissons pas lui passer des photos du logement pourri, insalubre car Casino ne veut pas investir sur les rénovations. Il n’est même pas isolé, je regarde le jour à travers les tuiles, j’ai pas de plafond.
Savez-vous que le logement et le magasin ne coûtent que 500€ par mois à Casino ( vieux bail)


le 19 janvier 2008 - 22h17, par balou

Arreter vos conneries un peu change de boulot si avec un magasin au mini vous vous en sortez pas vous etes pas fait pour ce boulot va a la mairie tu seras plus tranquille


le 19 janvier 2008 - 00h36

Pensez vous faire un jour un reportage sur les tarifs pratiqués par CASINO ?
Il y a des écarts sur les prix de cession de 40 à 140 % entre magasins identiques, sur des produits de marques casino !


le 19 janvier 2008 - 00h30, par sparette

Bravo pour ce reportage !
Ca serait le même reportage chez nous ! Je suis très concernée, car même franchisée (propriétaire du fonds que Casino nous a fait acheter + les murs) nous souhaitons passer à autre chose, car depuis 6 ans que nous faisons 70 X 2 6/7, 365/365 ...pour 2000 € pour 2 !
Y’en a marre nous sommes épuisés, plus de ressort, anéantis.
Le fonds est difficile à vendre avec l’enseigne, et ne vaut pas grand chose, puisque nous ne réalisons que 50 % du prévisionnel, 6 ans après !
Allez voir les forums ! L’avocat (que nous avons contacté pour rompre le contrat, nous a dit que nous avions à faire à des escrocs ! Que pouvons nous faire ?


le 16 janvier 2008 - 21h37, par marcus25

Marcus25
J’ai travaillé 2 ans pour Casino, rien d’étonnant et même "détonnant" ! Ce groupe pratique la gestion la plus hard (à par Carrefour hors course) qui soit, machine à broyer l’humain au profit d’actionnaires vampires grand pourvoyeurs de misères !
Boycotons boycotons !


le 11 janvier 2008 - 22h07, par JACKY 21

On a que ce qu’on mérite.
Pour avoir la réalité du métier ce serait bien d’aller voir un des 2200 gérants qui gagne bien sa vie (je vous rappelle pour info qu’ils ont un logement de fonction) et qui est très content de ce métier.


le 9 janvier 2008 - 11h38, par yannick

Bon rétablissement à Christophe.
Prenez soin de vous.


le 8 janvier 2008 - 11h56, par %Attac

La mondialisation près de chez vous... la grande distribution :
Ici, des pauvres se crèvent la paillasse pour fourguer à des gens pas riches des marchandises fabriquées par des plus pauvres qu’eux.
Supérette et le pot au lait
www.france.attac.org


le 7 janvier 2008 - 23h04, par sylvain

Vraiment il faudra un jour déclarer d’utilité publique les formidables émissions de Daniel et de son équipe.
Dans la série "comment éviter de se faire plumer", ces malheureux exemples mériteraient d’être commentés dans les salles de nos collèges et lycées au chapitre concernant le cynisme et l’hypocrisie de ces grands groupes qui entendent régenter la planète ; non décidément je ne crois pas que le libéralisme effréné sache ce qui est bon pour les peuples, il ne connait que la politique du tiroir caisse.
Continuez ce véritable travail de journalisme, car si certains peuvent tenter de faire taire les évidences, il est désormais impossible d’empêcher la propagation des idées et dans le fond c’est aussi à cela que sert le podcast et j’espère bien que tout le monde en usera afin de constituer des "mermethéques" pour propager les possibles !


le 7 janvier 2008 - 22h33

Bonjour,
C’est si rare que je parvienne à vous écouter, depuis votre nouvel horaire forcé..
Témoignage effrayant en effet, d’autant que là ils sont employés par quelqu’un -ou plutôt par une société... Sûrement bénéficiaire...
Personnellement, cela m’a ramené à notre situation, mêm si elle n’est pas identique : mon compagnon a repris en août 2003, après un licenciement économique d’un emploi de métrologue où il gagnait très bien sa vie, un Pub en Bretagne. Bar de nuit, ouvert de 18 à 2h00 ou 3h00 du matin, 6 jours sur 7.
J’étais sans emploi à ce moment-là (je suis éducatrice), je l’ai donc suivi à temps plein dans l’aventure. Aidé par les ASSEDIC dans les 18 premiers mois, nous avions l’impression de pouvoir vivre correctement avec ce boulot, que nous avons fait avec tout l’élan et l’envie possibles.
Mais après l’aide à la reprise ou création d’entreprise, il a tenté de se mettre 1000€ de salaire par mois... Pour un boulot aux horaires décalées, 6 jours sur 7, sans vacances, à raison de plus de 60 heures dans le pub (ménage, courses, route et comptes compris) jusqu’en juin 2006.
Quant à moi, j’ai donné 60 heures par semaine bénévolement pendant un an, puis je me suis résolue à reprendre un boulot à temps plein dans mon domaine professionnel, tout en continuant à bosser au pub les week-ends et à y organiser des concerts. Bénévolement bien sûr.
J’ai cessé mon activité professionnelle pour une grossesse, j’ai repris les week-ends au Pub alors qu’elle avait un mois, et le boulot alors qu’elle avait 6 mois. Comme éducatrice, toujours. Mon compagnon n’a plus réussi à se payer DU TOUT depuis juin 2006, nous avons été contraints de vendre : outre la difficulté de joindre les deux bouts financièrement, ce sont nos relations qui commençaient à payer les pots cassés : hors du temps de travail à deux, nous nous voyions dans la fatigue d’"un seul soir de la semaine, et le dimanche après-midi. Bien court pour vivre une vie de couple.
Et moi le vendredi, je passais de ma voiture à celle de mon compagnon, pour passer d’un boulot à l’autre sans transition. Je vous passe l’organisation pour se lever le matin pour notre enfant, en s’étant couché(e) à 4h30 du mat, sans pouvoir la faire garder (ce qui veut dire qu’elle passait ses nuits au dessus du pub, et que nous la transportions au milieu de la nuit pour trente km de route... Mais c’est parce que nous refusions de vivre au-dessus du Pub...après le travail, il nous semblait préférable de mettre un peu de distance avec les clients, sinon on vit avec eux !)
Nous avons perdu des sommes exorbitantes, évidemment, et nous payons encore.
Lui gagne difficilement 1000€ aujourd’hui,aujourd’hui, mais il ne travaille pas le week-end et rentre tous les soirs à 19h00, et moi je gagne 1200€ sur un contrat précaire - mais intéressant.
En fait, on est juste soulagés, et l’on ne pense même pas à se plaindre ; on a récupéré une vraie vie de famille, et retrouvé nos amis...
Et je n’ignore pas que nous sommes bien plus nombreux qu’on ne le crois dans ce genre de situation, et qu’il existe aussi plus de situations plus graves que celles-là...


le 7 janvier 2008 - 20h08, par Nic

Je regarderai les gérants du casino qui se trouvent à 20m de chez moi, différemment.
Je ne pensais pas que leurs conditions étaient telles !

archives "non-officielles" de l' émission de Daniel Mermet "Là-bas si j'y suis" diffusée sur France Inter

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