Accueil - 2006-07 - émissions de Janvier
Aller contre moi, c’est aller contre l’opinion publique !
Le mardi 23 janvier 2007


Qui a dit : "Ma France, c’est celle des travailleurs. Le mot ne m’arrache pas la bouche. Ma France, c’est celle des travailleurs, de Jaurès et de Blum..." ?
Ce n’est pas Lionel Jospin...
Entretien avec Philippe Cohen et Jean-Luc Porquet autour du candidat Sarkozy


A lire :
-  "Le Petit démagogue", de Jean-Luc Porquet, aux éditions La Découverte
-  "La face karchée de Sarkozy" de Philippe Cohen, aux éditions Fayard/Ventd’Ouest


Crédits photo :
-  Dessin extrait du site www.leplacide.com




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Vos réactions à cette émission

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le 5 février 2007 - 10h17, par Alain

Evidemment une émission qui décrypte la Sarkolangue, ça se refuse pas.
Cependant, concernant les auteurs invités, je trouve un peu limite que P. Cohen représente cette vérité révélée, veritée qui s’affranchit de la manip et de la propagande.
En effet, Cohen est une des figures d’un canard qui prétend incarner une rupture, dénoncer les abus, alors qu’il est financé par Pinault, le Pinault qui s’arrangea pour ne pas payer d’impots, le Pinault qui fait bosser les gosses dans les pays sous-développés.
Alors que son directeur, JF Khan se présente comme un "extrême-centriste" et déonce les "bullocrates", toutes ces élites gavées qui ruinent et accessoirement Marianne.
Personne n’a oublié que JFKhan se répandait, en bon bullocrate, il n’y a pas si longtemps, personne n’a oublié qu’il pleurait, non pas parce qu’on lui bridait sa liberté, mais parce qu’on ne lui donnait pas de pages de pub dans Marianne.
Quand on perçoit au jour le jour la nocivité et la "laisse" qu’impose la pub, la distance entre le réformateur véritable et le démagogue devient plus perceptible.
Comme la véritable volonté de Philippe Cohen, et de l’autre co-auteur, que je ne connais pas et dont je ne parlerai pas, donc.


le 29 janvier 2007 - 10h43, par Laurent

Excellent décortiquage et démontage de la stratégie de communication de Sarkozy. On pourrait l’utiliser avec des collégiens et lycéens... qu’en pensent les profs de français ?


le 25 janvier 2007 - 08h14, par GROC Jean

une émission savoureuse où les deux auteurs démontrent avec simplicité le système de discours Sarkozy. IL isole un sujet volontairement ciblé, il en fait une assertion, il introduit sa réponse par un "je vais vous dire, moi ...." et entame son couplet approprié. Cécilia nous a dit qu’un jour, déprimé, il avait lu des livres. La réthorique a de bons jours devant elle !!


le 24 janvier 2007 - 23h40, par Stanislas

Bonsoir.
Je suppose que "l’opinion publique" selon Nicolas Sarkozy, c’est ce qui est établi par les sondages, si coûteux, mais qui nous sont communiqués gratuitement, à nous qui n’en avons pas besoin puisque nous la connaissons, notre opinion.
Bizarre, bizarre...


le 24 janvier 2007 - 19h05, par Régis

Bonjour Daniel, bonjour à l’équipe de lbsjs
bravo pour l’émission
Je me suis fendu de quelques lignes au Monde Diplomatique que je souhaitais partager avec vous :
Bonne continuation, Merci de vous battre pour vos auditeurs.
Régis Roussillon, Lyon

" J’ai découvert avec stupeur le lancement du guichet administratif unique en ligne, dans la droite ligne de la destruction de nos administrations publiques. Ce dispositif pose quatre problèmes qui me semblent essentiels, dans une société démocratique qui se laisse envahir par les lois de la demande :
-  la confidentialité : n’importe qui semble pouvoir demander un extrait du casier judiciaire d’un autre citoyen sans son accord, et demander de se le faire envoyer à une autre adresse. Je n’ai pas vérifié le dispositif par moi-même, mais un journal, sous couvert d’enquête, doit pouvoir faire l’essai de demander l’extrait de casier judiciaire d’un tiers non domicilié au journal... Que fait la CNIL ? Quels pouvoirs lui reste-t-il ? La CNIL bientôt en ligne, réduite au guichet administratif unique (sic) ?
-  l’inégalité croissante entre citoyens liée à la fracture numérique :le succès attendu de ce dispositif sera encouragé par la diminution des fonctionnaires. Donc, le citoyen va être obligé d’effectuer ses formalités sur Internet, d’ici quelques années, par la force des choses. Et il s’énervera sur les rares guichetiers qui resteront à sa disposition et hurlera sur l’inefficacité de services publics privés de moyens. Bref la logique de casse de service public aura conquis ses usagers qui participeront ainsi de sa destruction symbolique.
-  la dégradation de la qualité du service public : la compétence du fonctionnaire chargé de vérifier, de contrôler les pièces nécessaires ne sera mise en oeuvre qu’a posteriori. Donc on ne vérifie plus rien. Non seulement, le citoyen se verra privé de précieux conseils dans ses démarches d’administrations spécialisées dans la délivrance de tel ou tel type de document,mais il sera également privé de la dimension humaine et du lien social que peut développer la nécessité de rencontrer quelqu’un.
-  effet récessif : La réduction des dépenses publiques qui accompagnera ce dispositif va agir comme un multiplicateur keynésien fonctionnant à l’envers (politique budgétaire restrictive de stop) : en diminuant les dépenses publiques, les administrations publiques vont générer un ralentissement de l’activité, contrairement à ce que prétend le dogme libéral. Cette politique est particulièrement inadaptée au contexte de croissance molle frisant la récession, puisqu’elle est déjà accompagnée et accentuée par une politique restrictive monétaire de la BCE (cf J-P. Fitoussi et les travaux de l’OFCE).
Régis Roussillon
Lyon
Le guichet administratif unique http://www.administration24h24.gouv.fr/ "


le 24 janvier 2007 - 13h45, par Max

tolérance zéro pour sarko..... reportage edifiant dommage qu’on reste sur des annecdotes sur plusieurs themes,plutot que sur de la strategie globale avec un fil rouge

archives "non-officielles" de l' émission de Daniel Mermet "Là-bas si j'y suis" diffusée sur France Inter

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